Une ballade en vélo pour sentir la caresse de l'air sur mon visage. Une ballade en vélo pour regarder la vie des passants. Une ballade en vélo pour pédaler à toute vitesse et retrouver la joie de pédaler en arrière dans les descentes. Une ballade en vélo pour resserrer l'écharpe autour de mon cou. Une ballade en vélo pour entendre les oiseaux se chamailler dès l'aube. Une ballade en vélo pour avoir les yeux qui pleurent du premier froid. Une ballade en vélo pour aller là où je veux. Une ballade en vélo pour m'arrêter, m'allonger sur le sol, regarder l'immensité du ciel en sentant tout mon corps respirer au rythme de la terre.
Je choisis le jeu que me propose mon autre je dans cet espace de création ou de ré-création...
samedi 31 octobre 2009
Ballade en vélo
Une ballade en vélo pour sentir la caresse de l'air sur mon visage. Une ballade en vélo pour regarder la vie des passants. Une ballade en vélo pour pédaler à toute vitesse et retrouver la joie de pédaler en arrière dans les descentes. Une ballade en vélo pour resserrer l'écharpe autour de mon cou. Une ballade en vélo pour entendre les oiseaux se chamailler dès l'aube. Une ballade en vélo pour avoir les yeux qui pleurent du premier froid. Une ballade en vélo pour aller là où je veux. Une ballade en vélo pour m'arrêter, m'allonger sur le sol, regarder l'immensité du ciel en sentant tout mon corps respirer au rythme de la terre.
Conversation
Pensée passive : Qu'est ce qui te prend encore ?L'autre je : Ben quoi, je veux de la musique, j'ai envie d'écouter de la bonne musique, et puis j'aimerais bien aller à un concert ce soir pour être dans l'ambiance.
Pensée passive : N'y pense même pas ! T'as une trouille pas possible du monde ! Et puis tu vas y aller comment ?
L'autre je : Je vais me renseigner, il doit y avoir le métro, ou bien je prends ma voiture !
Pensée passive : Douée comme t'es ! Ma pauvre chérie, tu vas encore te perdre ! T'as aucun sens d'orientation !
L'autre je : C'est vrai que je n'ai pas de sens d'orientation, mais j'ai celui de l'observation, et sur le prospectus, j'ai vu qu'il y avait un parking de prévu !
Pensée passive : Niguedouille, va ! Le parking c'est pour les joueurs, pas pour les touristes !
L'autre je : Et bien tant pis, je n'irai pas en métro, ni avec ma voiture, je vais me faire conduire, je vais bien trouver quelqu'un pour m'y emmener !
Pensée passive : Mon pauvre petit bichon, mais regarde-toi, tu es seule ! Pas d'ami, t'es seule comme une chaussette égarée. Pauvre petit cœur, va ! reste à la maison avec moi ! On sera bien ensemble ... Mais, qu'est-ce que tu fais ?
L'autre je : Je mets la musique à fond, je pousse les meubles, j'ouvre les fenêtres, je veux de l'air, je téléphone aux copines et je sors ! Comme ça, je ne t'entendrai plus ! Na !!
vendredi 30 octobre 2009
J'veux du vrai !

Je ne peux plus cirer les pompes. C'est fini, c'était il y a longtemps. Et puis en plus, je n'ai jamais été très douée pour cela ! Je veux du vrai, du solide ! De l'émotion qui transpire, qui sue sur la peau en laissant des auréoles sur les vêtements. Je ne veux plus de faux-semblants, plus de courbettes, plus d'hypocrisie version disque de platine ! Je cherche le délicat, le raffiné, la subtile odeur du tremblement. Je revendique de croire aux rêves, je revendique la passion, la joie, l'exaltation mais aussi le calme, le plein, le vide, le délié, l'enrobé, le léger et le lourd. Je suis pour que chacun retrouve avec joie le plaisir d'être avant celui d'avoir. Il n'y a pas plus beau cadeau que de ressentir les sensations et les émotions dans son corps. Alors Oui, J'veux du vrai ! Parce qu'avec tout ce qu'on nous met dans le crâne, L'autre je ne se reconnaît plus. C'est que, c'est quelqu'un de délicat, il a besoin de calme et d'écoute pour exprimer toute sa fantaisie. L'autre je, je parle de celui qui, en chacun de nous, peut nous proposer un infini potentiel de créativité, car pour lui, tout est possible...
Si j'étais
Si j'étais un animal, je serais un escargot. Pas un escargot mangeable, non. Un tout petit marron et jaune qu'on trouve dans les jardins, tiens là, sous vos yeux ! Faites attention, vous allez marcher dessus !
Si j'étais une plante, je serais une fougère mais pas n'importe laquelle : la Athyrium filix-femina, parce qu'elle aime les tapis de violette et les sous-bois légèrement ombragés. Elle déploie un feuillage caduc et rustique mais délicat. Elle résiste jusqu'au début de l'hiver puis elle rentre sous terre pour se reposer.
Si j'étais une fleur, je serais un tournesol, parce qu'après s'être offert aux caprices du soleil pendant tout l'été, il n'est pas rancunier pour deux sous, il donne le meilleur de lui dans un jus précieux et doré.
Si j'étais un ustensile de cuisine, je serais une louche, pour servir tout le monde de façon équitable.
Si j'étais un tableau, je serais "Impression soleil levant" pour avoir donner le nom à l'impressionnisme.
Si j'étais une construction je serais un phare pour ne jamais oublier la force des éléments et je vivrais au gré des humeurs de la mer.
Si j'étais...
Si j'étais une plante, je serais une fougère mais pas n'importe laquelle : la Athyrium filix-femina, parce qu'elle aime les tapis de violette et les sous-bois légèrement ombragés. Elle déploie un feuillage caduc et rustique mais délicat. Elle résiste jusqu'au début de l'hiver puis elle rentre sous terre pour se reposer.
Si j'étais une fleur, je serais un tournesol, parce qu'après s'être offert aux caprices du soleil pendant tout l'été, il n'est pas rancunier pour deux sous, il donne le meilleur de lui dans un jus précieux et doré.
Si j'étais un ustensile de cuisine, je serais une louche, pour servir tout le monde de façon équitable.
Si j'étais un tableau, je serais "Impression soleil levant" pour avoir donner le nom à l'impressionnisme.
Si j'étais une construction je serais un phare pour ne jamais oublier la force des éléments et je vivrais au gré des humeurs de la mer.
Si j'étais...
jeudi 29 octobre 2009
Chantal !

Je suis restée pétrifiée, sans voix, bouche bée ! Il a crié : Chantal ! T'as pas oublié ? c'est le jour de la prise de sang aujourd'hui !
Mon sang n'a fait qu'un tour ! Bon sang ! Quelle prise de sang ? Pourquoi ? Quand ? Je n'en savais plus rien ! J'étais pétrifiée ! J'ai horreur des prises de sang, et puis je ne m'appelle pas Chantal ! Où est l'erreur ? Reprenez le script, il y a erreur, je vais pas aller me faire piquer parce que c'est le jour ! Et puis, j'suis pas Chantal ! C'est même pas moi ! Je veux rester là tranquille dans mon jardin à contempler les anges qui passent, mais pas aller me faire piquer !
Calme !... Reprenons depuis le début : ce matin, je suis allée faire mon tour en vélo comme d'habitude, j'ai mon rituel, je prends le même chemin pour aller au parc. Là, j'attache mon vélo et je fais le tour du bois. Précision : c'est à moitié un bois, à moitié un parc. Je fais le tour, c'est ma relaxation quotidienne. Je rencontre souvent les mêmes personnes, nous nous connaissons, depuis le temps! Je vide ma tête tout en marchant, je parle aux arbres, à la vie, aux oiseaux... Mais, je m'égare, revenons à nos moutons ! Alors, ce matin, j'ai vu et entendu un monsieur rentrer dans sa maison en criant : Chantal ! T'as pas oublié ? c'est le jour de la prise de sang aujourd'hui !
Mon sang n'a fait qu'un tour ! Bon sang Quelle prise de sang ? Pourquoi ? Quand ? Je n'en savais plus rien ! J'étais pétrifiée ! J'ai horreur des prises de sang, et puis je ne m'appelle pas Chantal ! Où est l'erreur ? Reprenez le script, il y a erreur, je vais pas aller me faire piquer parce que c'est le jour ! Et puis, j'suis pas Chantal C'est même pas moi ! Je veux rester là tranquille dans mon jardin à contempler les anges qui passent...
mandala XXL
Pour l'année 2009, je m'étais acheté un éphéméride avec un mandala par jour ! Le luxe, l'abondance ! Imaginez pour quelqu'un d'accro comme moi, c'était prendre le risque de tomber dans l'addiction ! risque, il y avait, risque j'ai pris. Et, ce qui devait arriver, arriva. Nous voilà à l'automne, bientôt novembre, puis décembre. J'ai déjà découpé tous les mandalas des journées passées. Chaque jour, je découpe le mandala de la veille. Je stocke. Je suis en train de faire un mandala version XXL, un mandala de mandalas ! L'orgie !! J'avoue, j'ai regardé les mandalas des prochains jours pour voir où j'allais les positionner dans mon mandala XXL. Je suis impatiente de pouvoir récupérer toutes les pages de mon éphéméride... C'est fou ! Non ? Complètement dingue, mais j'adore !
mercredi 28 octobre 2009
Je n'ai pas osé
Que se cache-t-il derrière cette porte ? Je n'en sais rien je n'ai pas osé la pousser. Elle me semblait si lourde, si rouillée, si secrète que je n'ai pas osé. Aujourd'hui je regarde cette photo de vacances et je rêve. Je retourne là-bas. Je suis devant la porte et je la pousse. Je découvre un merveilleux jardin intérieur avec des plantes plus belles et plus généreuses les unes que les autres. Les bougainvillées ploient sous le poids des fleurs, les géraniums ne sont plus lierres mais lianes qui s'enroulent autour d'amphores émaillées de bleu et de vert. Les lauriers roses et rouges dansent au gré d'un souffle de vent. J'entends une source qui chante à mes pieds, la chaleur du dehors s'est volatilisée pour faire place à une tendre fraîcheur. Je m'installe là sur ce petit banc de mosaïque, les accoudoirs enlacés par le jasmin. Je ferme les yeux. Je respire cette saveur, cette douceur. Mes bras reposent lourdement sur mes jambes, ils s'allongent, ils longent le petit muret qui entoure la source, ils grimpent le long du bougainvillée violet, ils montent tout en haut pour toucher la fleur de soie, ils reviennent en cascade plonger dans cette eau salutaire pour tourbillonner dans une ronde d'enfant. Je m'endors. Je rêve et je respire ce rêve.
Y en a marre !
Y en a marre des placards
Y en a marre des calamars
Y en a marre des carambars
Y en a marre des bars, des départs, du père Fouettard et de tous les avatars.
Je jette tout dans la mare aux canards
Et je m'en vais car je suis encore en retard !
Point barre.
.
Y en a marre des calamars
Y en a marre des carambars
Y en a marre des bars, des départs, du père Fouettard et de tous les avatars.
Je jette tout dans la mare aux canards
Et je m'en vais car je suis encore en retard !
Point barre.
.
mardi 27 octobre 2009
sans titre

Puissance du temps
Lumière divine
Le ciel zébré de filaments rose
Je goutte et respire cette douceur
De l'été finissant
La belle blanche derrière moi
M'appelle
Mais
Je reste là
A contempler ce ciel irisé
D'un nuage de crème framboisé
Une ligne blafarde
Croise et casse
Le bel ordonnancement
Mais tu restes imperturbable
Je le sais
Et je t'attends
j'aime la pluie

Je sais, je passe pour une extra-terrestre quand je dis que j'aime la pluie. J'ai un souvenir merveilleux en moi qui remplit mon corps de joie. Petite, l'été après une pluie d'orage, j'ai vu la pluie jaillir de partout. Les rues se transformaient en cours d'eau, les arbres pleuraient de joie de pouvoir enfin boire et se ressourcer, l'air chaud et moite faisait coller mes vêtements, la terre sentait et exhalait toutes les saveurs de l'été. C'était beau, bon et délicieusement doux. Alors je suis allée sous la cascade. En fait je me suis mise sous la gouttière qui débordait et j'ai offert mon visage à la pluie, je riais et pleurais en même temps d'entendre ce boucan infernal qui résonnait dans ma tête. La vie était là. J'offrais mon visage à la caresse de la pluie qui me réconfortait, m'accueillait, me reconnaissait. J'étais la fille de la pluie.
Plus tard, j'ai moins aimé la pluie. Elle me décoiffait, elle déposait de la buée sur mes lunettes ou sur mon pare-brise, elle me faisait froid dans le dos, elle était grise, sale et bruyante. Et puis, un jour je l'ai reconnue dans la rue, je l'ai retrouvée comme on retrouve un ami perdu de vue depuis longtemps. Bien sûr, elle avait changé comme tout le monde, elle était devenue un peu distante. Mais aujourd'hui, quand je prends le temps de l'écouter et de lui offrir à nouveau mon visage, je sais que nous sommes ensemble. Nous n'avons pas besoin de nous parler, nous nous comprenons. Elle est là et je suis là. J'aime la pluie.
lundi 26 octobre 2009
C'est tout moi !

D'habitude, je ne suis pas photogénique. Je ne sais pas pourquoi mais je ferme toujours les yeux au moment où il ne faut pas. Cela donne des photos de famille loupées. Il faut refaire. Vive le numérique, on supprime et on recommence mais pour moi, c'est sans succès. Alors, pour que vous me connaissiez davantage, j'ai fait mon portrait : c'est tout moi ! je trouve que la ressemblance est frappante : un bon nez pour happer les parfums, une bouche toujours ouverte pour manger ou gober, des oreilles qui n'en finissent pas tellement elles voudraient être toucher par le cœur des autres. Des mains aux mille doigts pour masser, pétrir les chairs meurtries. Des mains pour puiser l'essence de vie dans les racines de la terre et s'élever vers le ciel, paumes ouvertes et offertes comme un hommage à la vie. La tête est vide. Enfin non, j'y ai mis mes deux yeux, ils ne tenaient pas à leur place. Pour ne pas les perdre, je les ai mis dans la tête. Mais en fait, c'est leur place. Mes yeux sont les fidèles serviteurs du mental, ils m'empêchent de ressentir pleinement, ils jugent, ils évaluent, ils sous pèsent, ils interprètent... Ils empêchent l'autre je de s'amuser. J'ai bien fait de les planquer dans le crâne vide, comme cela je ne les vois plus et je peux laisser libre cours à mon imagination...
il nous ment
J'aime particulièrement relire les poèmes de Prévert. Dans "Paroles", on découvre tout un univers de vérité. C'est bon comme de déguster une tarte aux myrtilles. Je sais que je vais avoir la langue, la bouche et les dents toutes bleue avec même des petits grains qui viendront se coller entre les dents. C'est bon de sentir le jus couler de ma bouche gourmande. C'est bon et puis c'est un peu piquant voire acide. La tarte aux myrtilles de ma grand-mère... je donnerai tous mes mandalas pour y gouter de nouveau et retrouver le parfum de l'innocence. Alors quand je relis Prévert, c'est un peu comme si je mordais de nouveau dans la tarte aux myrtilles. Là rien que de raconter ce souvenir précieux, je salive, je revois, je sens, je touche ce rouge violacé et c'est un bouquet de tendresse qui m'envahit. Ces sensations et ces émotions qui me reviennent, je les laisse me prendre car l'autre je adore cela, au moins pendant ce temps mon monde mental me laisse tranquille car comme le dit si bien Prévert :
...Répétons-le Messssssiers
Quand on le laisse seul
Le monde mental
Ment
Monumentalement.
Quand on le laisse seul
Le monde mental
Ment
Monumentalement.
dimanche 18 octobre 2009
Fan de mandala
Je suis fan de mandalas. Je dessine, je colorie, je découpe, j'observe les mandalas que nous propose la nature, bref, c'est une obsession : j'en vois partout ! Le mandala est un dessin centré dans un cercle. Forme parfaite, il est commun à toutes les civilisations, à toutes les cultures. L'infiniment grand dans l'infiniment petit. Dessiner, colorier, peindre, coller dans cet espace immense procure paix et ressourcement. Je vous propose une adaptation d'un mandala andalou que j'ai baptisé "la vie partout".
Ceux d'ailleurs
Coup de coeur pour cette réalisation de l'équipe artistique du théâtre de Romette qui présente le spectacle "Ceux d'ailleurs" soutenu par le Festival du théatre du Val d'oise. Quatre personnes vivent enfermées dans une volière. La promiscuité révèle les caractères, les peurs, les espérances amoureuses. Derrière les masques figés aux gros yeux immobiles, toute la quête de la vie prend forme. La prison n'est pas là où l'on croit mais bien en eux et donc en nous. Chaque protagoniste est tiraillé dans ses préoccupations et il ne voit plus l'autre en face de lui. Chacun espère en un devenir meilleur, une fois dehors...
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