samedi 31 juillet 2010

Si




Si je n'avais plus mes yeux pour regarder
je pourrais encore entendre et me raconter
si je n'entendais plus le chants des oiseaux
je pourrais encore toucher la courbe des roseaux
si je n'avais plus ma bouche pour embrasser
je pourrais encore contre toi me glisser
mais si je n'avais plus mon corps sous tes mains
alors mon coeur s'éparpillerait en chagrin.




vendredi 30 juillet 2010

Tamara et les petits ruisseaux

Deux films à ne pas louper !

Tamara Drewe

Tamara est devenue une bombe sexuelle depuis qu'elle a refait son nez ! Elle retourne dans le petit village où vécut sa mère et c'est un véritable raz de marée qui s'abat sur la petite communauté qui prospérait en paix. Composée d'écrivains venus de Londres pour écrire dans le calme de la campagne, la communauté vole en éclat avec un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes. Mais ce serait presque les personnages secondaires qui tireraient le gros lot. Notamment deux jeunes filles prêtes à tout pour éviter l'ennui mortel du patelin et un écrivain en quête de passion. L'humour anglais garantit un film drôle et caustique à souhait.







Les petits ruisseaux

Emile (Daniel Prévost) est veuf et solitaire, il partage ses moments de pêche avec son camarade Edmond. Mais Edmond meurt peu de temps après avoir confié à son ami combien il aimait les femmes. Emile est bouleversé de perdre son ami et il plonge dans une crise existentielle. Il part avec sa petite voiture électrique sur les routes de France et retourne vers les lieux de son enfance. Il va réapprendre à vivre.
La nature a le beau rôle dans ce film, elle est belle et généreuse comme les corps qui se donnent. Ce film est un bouquet de fraîcheur, il parle de la sexualité des septuagénaires avec liberté et sincérité. 

Note : Il y a une scène intéressante où Emile est à l'hôpital après un accident. L'infirmière vient lui apporter ses médicaments pour la nuit ..." et le petit bonbon pour le cucul"... tout est dit dans cette phrase, le regard tellement bienveillant mais tellement faux de la société sur la personne âgée.


mercredi 28 juillet 2010

Mandalas de vacances

le papillon

la plage

la pinède à vélo

équilibre

construire

lundi 26 juillet 2010

Ne vous fiez pas aux apparences



Après des jours de baignade mes cheveux prennent de plus en plus la couleur du sel de l'océan. Je reviens blanchie par la mer et j'aime savoir que l'eau par tous les pores de ma peau s'est engouffrée pour me ressourcer. Les rides sur mon front et près de mes yeux se sont accentuées, peut-être d'avoir cherché le bout du bout de l'océan ou peut-être d'avoir été émerveillée d'un ciel si grand. Mes joues ne sont plus saillantes et mes fossettes se plissent non plus d'expession mais par habitude et cela depuis un moment déjà. C'est en me regardant dans la glace que je constate le temps prendre ses marques sur moi. Il s'installe, prend ses aises, alors qu'auparavant sa présence était subtile, il prend désormais ses quartiers, investissant à l'envie l'espace de mon corps.

Cela ne me dérange pas, après tout ma vie déjà bien remplie témoigne de ce temps écoulé, alors cela me semble logique. Je n'y pense pas ou si peu, au sortir de la douche au moment d'une crème sur le visage et d'un coup de peigne et puis c'est tout. Je n'ai pas le temps pour ça. J'ai tellement à faire. J'ai tellement à entreprendre pour réaliser mes rêves. Je m'y attelle chaque jour, chaque instant. C'est un travail de longue haleine, une sorte de lame de fond qui viendrait de loin, de très loin, là où les hommes et les femmes se parlaient, s'écoutaient, se respectaient. Un temps où la loyauté primait.

Et je suis lente. J'avance à pas de tortue. Ne soyez pas étonné si un jour vous me croisez, vous verrez une vieille dame ratatinée, sans doute édentée. Ne vous fiez pas aux apparences, ne croyez pas ce que que vous voyez. Je commence seulement à être, il m'a fallu tellement d'années pour me libérer, alors derrière ce corps vieillissant se cache une enfant et si vous tendez l'oreille vous entendrez son rire qui éclate dans sa gorge.


 

samedi 24 juillet 2010

Retour

Voilà, je pose les valises... Et il y en a ! Jamais je ne suis partie aussi longtemps de chez moi.
J'ai cumulé stages et vacances, ma petite voiture était pleine mais pas autant que mon coeur de toutes ces découvertes au fil des jours.

Je retrouve ma connection internet, et demain matin aux aurores mon petit bois derrière chez moi !
D'ici là, une dernière pour la route ... en attendant les photos de mon nouvel appareil photo, l'ancien a rendu l'âme pendant les vacances... trop d'émotions je pense.


mardi 20 juillet 2010

La Tremblade

Il est préférable de la découvrir à pied La Tremblade ou à vélo pour s'imprégner de sa douceur et se laisser bercer par la Seudre.


Agrandir le plan


L'Ile d'Oléron à vol d'oiseau nous tend ses bras et derrière pas très loin, la pinède craque ses pommes de pin gonflées par le soleil du jour.


La Seudre glisse le long des petites maisons d'ostréiculteurs. Les éclades de moules se préparent à être déguster par les touristes venus découvrir cette spécialité et les habitués qui se retrouvent dans la bonne humeur de cette soirée prometteuse.


La douceur vient après une chaude journée. 


Les lumières se tamisent.
Je m'imagine peintre.


Le soleil s'est habillé pour nous ce soir
il pose un voile rose sur les ponts 
les petits bateaux s'endorment déjà.

samedi 17 juillet 2010

Ernest Pignon-Ernest, un artiste engagé

Partir en vacances quelque part en France, c'est l'occasion pour moi de lire la presse locale et de me glisser dans la vie quotidienne pour profiter des animations estivales. C'est ainsi que j'ai déjà fait plusieurs expos dont celle d'Ernest Pignon-Ernest à l'espace Encan de La Rochelle.

Je ne connaissais pas cet artiste, c'est un petit encart dans la presse qui m'a accroché le regard avec cette photo là.



Cette photo m'a littéralement happée, je voulais voir les créations de cet artiste.

L'article : "Une exposition estivale d'art contemporain ! Cette rétrospective rassemble 300 oeuvres du plasticien Ernest Pignon-Ernest, la plupart dévoilées au public pour la première fois. Des esquisses à l'oeuvre terminée, c'est tout le processus de conception d'une oeuvre que les visiteurs sont invités à découvrir. Artiste de la ville, il revendique un art "libre" et dénonce les oeuvres élaborées uniquement pour les musées. L'humain est au coeur de son travail. On lui doit notamment les expositions "les immigrés", "les accidents du travail", la décoration monumentale de la cathédrale de Montauban."

Né en 1942 à Nice, Ernest Pignon-Ernest fige l'expression humaine dans un décors urbain. Il dénonce les aberrations de notre société (souffrance au travail, chômage, droit à l'avortement, pandémie du sida, indifférence...) Il rend hommage aux écrivains Rimbaud, Artaud... présente sa vision de Naples où il a travaillé plusieurs années... Avec ses corps à l'échelle 1, écartelés, supliciés et tellement humains, Ernest Pignon-Ernest nous transporte.


Il appose ses créations en ville,
les murs prennent vie et témoignent de la condition humaine.



L'expo se termine avec la présentation de plusieurs oeuvres simplement punaisées au mur.
Le temps s'arrête, je suis accrochée à ses hommes et ses femmes en pleine souffrance. J'ai l'impression d'être sur le mur avec eux.



jeudi 15 juillet 2010

Haïku d'été

à l'heure du matin
je roule dans la pinède
vers mon premier bain


samedi 10 juillet 2010

Le temps



le temps a pris mon envol
l'a glissé sous son aile
et je me suis sentie folle
de ne pas avoir été belle


le temps a froissé ma robe
l'a gonflé d'espérance
et je suis devenue globe
bercée de transparence


le temps a griffé mon visage
l'a baigné de tant de larmes
que j'ai quitté mon rivage
pour retrouver mon âme


Le temps a ouvert mon corps
l'a marqué de son sort
mais je suis sur mon chemin
celle qui marche le matin.

mercredi 7 juillet 2010

Un sur cent

Mornac-sur-Seudre, classé parmi les cent plus beaux village de France, est un village accueillant où il fait bon se perdre dans ses ruelles.


Lieu de vie côtier depuis le néolithique, Mornac, du celte "morne" et "acque" (eaux calmes) a été fortifié dès le Moyen-Age pour protéger le trafic maritime entre La Rochelle et Bordeaux.


Le village de forme circulaire, est caractéristique des bourgs médiévaux.
Des ruelles étroites et tortueuses serpentent les maisons basses blanchies à la chaux.
Une trentaine d'artisans et artistes sont installés pour le plus grand plaisir des promeneurs.


Sur les restes d'un édifice mérovingien, l'église en partie romane (du XIe siècle) dispose d'une coupole de forme barlongue, ce qui semblerait être un cas unique.


Des fouilles du XXe siècles ont permis de découvrir des sarcophages mérovingiens.


Place des halles, le temps de les prendre en photo, j'entends une vieille voiture arriver, vieille certes mais avec beaucoup de charme. A son bord, trois copines en balade et sur le toit de la vénérable 4CV, canne à pêche, panier en osier, petit transat.
Les vacances continuent !

samedi 3 juillet 2010

Une visite au zoo

La dernière fois que je suis allée au zoo c'était il y a... bien longtemps ! Je n'ose pas compter, j'aurais peur de me faire peur avec les dizaines... Quand les enfants sont petits, la visite au zoo fait partie du rituel éducatif, plus tard, bien plus tard, quand les enfants sont partis, on ne pense plus aller au zoo. Les animaux, on connait, vus à la télé, vus dans les magazines, vus en vrai parfois, mais vus et revus. Alors on oublie le charme, l'enthousiasme, l'émerveillement de l'enfant.

J'ai visité le zoo de la Palmyre et j'ai passé un très bon moment. Aux oubliettes mes souvenirs d'animaux en cage qui longeaient imperturbablement la grille. Là j'ai découvert des animaux dans des espaces de vie incroyablement grands, du coup le regard change. Le visiteur attend pour pouvoir discerner les animaux dans la végétation luxuriante. J'ai également été surprise par le nombre important de naissances dans ce zoo. Le personnel est attentif, aux petits soins, c'est un enchantement !


les aras s'envolent dans la journée mais reviennent toujours
pour 18h30, heure du repas !


les flamants rose dégageaient une odeur affreuse :
période de nidification oblige !
au fait, ils sont vraiment rose.


Le petit panda se cachait,
j'ai attendu un moment pour le voir


on arrive dans du lourd, la bête se pose là


bon, ben vous avez reconnu !


l'espace des grands singes,
à faire rêver Tarzan !


et pour finir,
pôle nord avec l'ours polaire (devait avoir chaud !)
 et pôle sud avec les manchots au soleil

jeudi 1 juillet 2010

Des jardins pour me faire pardonner

Je ne peux pas faire mon billet mensuel "J'aime chez vous", trop compliqué compte tenu de ma connexion internet aléatoire. Oui, je suis déjà en vacances ! Alors pour me faire pardonner, voici quelques photos des "Jardins du monde" à Royan.

La serre tropicale aux orchidées
elle jouxte la serre aux papillons




Débute ensuite le jardin Zen


Un labyrinthe de bambous


Le jardin méditerranéen
cet olivier aurait 1800 ans !
Mais je ne lui ai pas demandé confirmation,
cela ne se fait pas de demander l'âge d'une personne âgée !


Les serres vues des jardins
et l'ile tortue avant la forêt inondée