dimanche 31 octobre 2010

Tout est recommencement


Abbaye de Royaumont 
Sur une photo prêtée par Fab
découvrez ici son Paris graphique 



tout est recommencement
mes pas ne sont pas les premiers sur cette pierre là
ma souffrance d'avant venait de loin 
d'autres avant moi et même après
connaîtront la même
tout est recommencement
il m'est indispensable d'aller au bout de cette allée
même si toi tu sais déjà comment c'est là-bas
il m'est indispensable de le faire
pour que mon corps s'en souvienne
pour que je puisse libérer ma peine
il m'est indispensable de le ressentir
pour vibrer à l'unisson de mon inspire
peu importe ton enseignement
c'est à moi de trouver comment ouvrir ma porte
tout est recommencement
alors je pourrai toucher ma joie
celle inscrite au fond de moi
et mon élan vers toi sera magnifique
puisqu'il sera mien et unique
tout est recommencement




samedi 30 octobre 2010

Pour un regard



Xuan-Huong  m'a inspiré ce billet. Déjà sa déclaration d'amour sur le blog de l'ami Olivier m'avait touchée puis ce billet à cause d'un regard...

Je suis partie songeuse dans le bois ce matin, le mot regard se répétait sans cesse. Je pensais au passé.

Je ne chercherai plus l'amour dans son regard. Je ne l'ai jamais eu, je me suis perdue des années, une éternité à le chercher, à me noyer dans ses larmes pensant qu'elle étaient miennes. J'ai bu son chagrin jusqu'aux portes de la folie. Fragile, en équilibre, je goûtais la transparence le vide complet la communion ultime avec la mort puis je m'enfonçais dans les tranchées de mes veines pour tenter de m'accrocher à mon essence. J'ai réussi à quitter ce regard j'ai abandonné cette quête perdue il y a longtemps déjà. Mais elle, elle reste là, je la reconnais dans une ombre parfois, une silhouette un parfum un rire, je la sens près de moi. Elle n'est plus là mais revendique sa place. Alors je m'amuse de ses apparitions, je me dis combien j'ai eu raison de quitter sa prison, son regard.

Le regard de l'autre peut nous élever ou nous détruire. Mais, nous ne pouvons vivre sans le regard de l'autre. Quand l'autre nous regarde, à cet instant JE existe. Instant suspendu où la contenance du regard nous façonne. JE suis parce que TU me reconnais.
D'où l'importance de te regarder dans tes yeux comme j'aimerais que tu me regardes avec nos différences certes, mais aussi dans ce que nous avons en commun, notre humanité.

Sur les blogs : point de regard, mais des billets, des commentaires. Heureusement il y a le jeu des intonations qui permet d'indiquer l'humour, la satisfaction, la colère... avec ses codes. Je reconnais avoir été longtemps sans comprendre la signification de MDR... J'avais mis pendant un moment un petit personnage qui disait "ce blog vit de vos commentaires", oui c'est vrai. Car que serait un blog sans échange, sans visiteur. Un blog sans aucune visite n'existe pas, il meurt. Un peu comme nous, sans échange, sans regard pour l'autre ou sans regard reçu, nous n'existons pas.

Saravati m'a suggéré cette vidéo dans un de ses commentaires.
Je choisis la version de Dailymotion plus longue.


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vendredi 29 octobre 2010

Voyage pour Porto



Il travaillait à son rêve, alors pour lui ce n'était pas comme un travail, il vivait son rêve chaque jour en construisant son bateau. Un jour il partirait. Il le savait. Dans le garage le soir, il mesurait sciait assemblait clouait, le bateau prenait corps auprès de lui.
Il prenait le large tous les soirs pendant que sa mère là-haut se noyait dans tout ce qui contenait de l'alcool. En ce moment elle carburait au porto. Lui préférait se dire qu'un jour il irait là-bas, un jour il découvrirait cette ville aux milles couleurs, aux milles saveurs. Il refaisait le voyage sans cesse dans sa tête jusqu'à sentir la douceur du vent le soir sur ses épaules. Il ne l'entendait plus crier là-haut, il devenait sourd aux injures, il travaillait jusqu'au silence dans la cuisine. Puis il rangeait ses outils soigneusement, il balayait les copeaux, les mettaient dans un seau pour elle, pour qu'elle puisse démarrer le feu de la cheminée. Il terminait toujours en caressant le bois avec le creux de sa main et il allait se coucher.

Mais ce soir les cris continuent, elle tape du pied sur le sol, demande qu'il monte une autre bouteille. Il ne veut pas, ne veut plus l'entendre. Alors il met de la musique pour l'accompagner dans son rêve. Elle, là-haut le traite d'incapable, d'imbécile, de bon à rien. Il pleure sur les planches de bois qui boivent ce nectar de souffrance. Et comme il tarde à remonter, elle s'impatiente, tambourine de plus belle, ouvre la porte, veut descendre. Elle se prend le pied dans l'ourlet défait de sa robe de chambre, loupe la première marche et bascule dans l'escalier.




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mercredi 27 octobre 2010

Croire

Merci à Pastelle du blog Lumières de l'ombre pour le prêt de cette photo
découvrez ici, des portraits de toute beauté



Nous vivons une époque où nous sommes interpellés en permanence sur nos croyances. Croire en qui, croire en quoi, puisque vérité d'un jour devient mensonge le lendemain. Les certitudes volent en éclat, les valeurs sont bafouées en permanence par les politiques, les dirigeants... et les religions connaissent un regain de popularité. Malraux ne se trompait pas "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas." Mais, alors que la foi est une conviction personnelle et intime, aujourd'hui elle s'affiche, elle se montre pour prouver combien la ferveur et l'appartenance sont là. Dérive dangereuse.

Tout est incertain, seul le doute est vrai.
Seulement le besoin de croire existe,
alors
croire en qui ? croire en quoi ?

Je propose de croire en soi avant de croire en l'autre.
Parce ce que tu es bien plus que ce que l'on a dit de toi
Parce que tu as en toi un potentiel infini
Parce que la parole de l'autre est de sa responsabilité et non de la tienne
Parce que tu agis, tu fais, tu actes chaque jour en cohérence avec tes valeurs
Parce que tu mérites de t'aimer
Parce que, qui peut te dire ce qui est bon pour toi, qui mieux que toi peut savoir où est ton chemin ?

Croire en soi est la solution pour ne pas être aspiré dans des croyances qui ne sont les siennes.
Et croire en soi renforce la confiance en soi !







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Ma grand-mère me trouve beau



Quand il s'agit de notre descendance directe ou indirecte, et que ladite descendance franchit les étapes de la vie avec succès ou se lance dans des entreprises ardues, nous voilà fiers comme les coqs de dix patelins réunis (au moins !)
Je ne déroge pas à la règle, je suis particulièrement heureuse de vous présenter le groupe Ma grand-mère me trouve beau (ska, funk, rock) qui va se produire le 6 novembre dans le cadre du Tremplin Musical de Lorraine. D'autres groupes vont s'y produire, vous pouvez écouter un échantillon de chacun ici et voter !
Mon fils est saxophoniste depuis douze ans et il a rejoint Ma grand-mère me trouve beau quand il est devenu étudiant à Nancy. Voici une vidéo prise pendant les 24 heures du Stan. Il s'agissait d'un défilé de chars fabriqués par les écoles d'ingénieurs de Nancy. Pendant 24 heures les animations et la bonne humeur étaient au rendez-vous !






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mardi 26 octobre 2010

La courbe

suite de mon apprentissage
acrylique 100 x 70
 

courbe là
maintenant je me courbe
tu te roules contre moi
je m'enroule à toi
restons sous la houle 
et parcourons 
nos émois


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lundi 25 octobre 2010

Desperate househusbands

James Denton dans le rôle de Mike, le plombier


Il n'y a pas que les épouses au foyer qui peuvent être désespérées, il y aussi les époux...


Samedi matin. Il vient d'entendre la porte du garage de son voisin, le bruit de la tondeuse qu'on déplace. Il se dépêche, s'habille à la hâte, passe par le garage pour chercher son taille haie, sort comme si de rien n'était. L'autre ne l'a pas entendu, il a attaqué la pelouse de devant, en longueurs régulières et rythmées. Il commence à tailler quelques branches des thuyas de l'allée, la fameuse allée, objet de toutes les animosités. Il a décidé que ce bout était le sien, l'autre s'en fout un peu, sauf qu'il veut pouvoir garer sa voiture, non seulement la garer mais surtout en sortir, auquel cas l'autre marche sur son bout à lui. Et là, cela ne va plus. De colères en injures, le dossier est dans les mains d'avocats... Et puis il y a celui-là qui ne supporte pas que son voisin de droite laisse son chien faire ses besoins sur sa pelouse à lui. Il se plaint régulièrement à tout le monde sauf au propriétaire du chien. Celui-là encore qui ne veut pas d'une boîte aux lettres collective au bout de la rue, il veut sa boîte à lui, devant chez lui. Ah j'oubliais il y a le suédois, je l'appelle comme ça parce qu'il raconte tout le temps qu'en Suède c'est mieux, le suédois donc, ne veut plus payer l'antenne collective, alors il s'est installé son satellite à lui, tout beau, tout rond. Le suédois ne veut pas tailler non plus ses arbres, il dit que ce ne sont pas les siens, ils ont été plantés par l'aménageur de la résidence, il y a...24 ans !

Pas besoin de regarder la série, j'ai les mêmes en vrai, mais beaucoup moins sexy ! Dommage !






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dimanche 24 octobre 2010

Automne



que la brume emplisse mon cœur
pour me voiler de sa tiédeur
que l'ambre déposée sur mes pas
emporte mes traces après moi

le sang de ma peine
coule dans mes veines
en terre je me ressource
je touche ma source

que la saison raisonne
ce qui fût mon automne
que l'arbre prenne corps
et me conduise encore

descendre au plus profond
retrouver mon pardon
dormir en silence
et attendre la naissance
 





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samedi 23 octobre 2010

Comme ça, c'est dit !


N'étant jamais mieux servi que par soi-même, 
je mets en ligne un billet publicitaire. 
Non, Lautreje ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche... Je travaille !

Art-thérapeute, j'anime des ateliers de créativité. Dans un cadre bienveillant et respectueux, je reçois des personnes en individuel ou en groupe. J'accompagne l'autre à trouver son potentiel pour mieux vivre sa vie. J'interviens aussi dans des entreprises pour animer des stages de développement personnel et en maison de retraite pour apporter une parenthèse ludique tout en stimulant les capacités cognitives de nos aînés. 

Vous l'aurez sans doute deviné à la lecture de mes billets sous la rubrique En conscience, le corps a toute sa place dans mon approche thérapeutique, il devient acteur du jeu au travers des médiations telles que la terre, la peinture, la danse spontanée, le mandala, le collage, le clown... J'aime profondément ce métier et c'est toujours un émerveillement de voir la personne se libérer de ce qui l'entravait. Je pratique aussi la relaxation, le Reiki et une forme de massage permettant de libérer les tensions tout en favorisant le lâcher-prise. J'ai trouvé ma voie depuis un moment déjà, elle me permet de vivre pleinement ce pour quoi je suis faite, tout en laissant ma créativité s'exprimer.

Si vous êtes intéressé, sachez que je suis en région parisienne dans le Val d'Oise. Vous pouvez me contacter par mail lautreje.blog@orange.fr, je vous donnerai plus d'informations ainsi que les coordonnées de mon site internet.



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vendredi 22 octobre 2010

La mémoire dans la peau



Dans une situation de peur voire de frayeur, notre corps se met en alerte : le cœur s'accélère la transpiration s'enclenche les poils se dressent les jambes s'impatientent prêtes à bondir. Ces réactions nous viennent de loin de très loin. C'est l'héritage de nos ancêtres les premiers hommes. Le cerveau reptilien prend les commandes !

Dans notre vie au quotidien, notre corps enregistre emmagasine les données qu'elles soient agréables ou non. C'est ainsi notre corps se souvient de tout. Nos sens nous rappellent combien notre histoire même ancienne est présente. Prenons un exemple : Vous entrez dans une boutique de meubles, vous regardez puis vous touchez un bois qui vous rappelle étrangement le buffet présent chez votre grand-mère il y a longtemps, vous voilà plongé dans vos souvenirs olfactifs et sensoriels que ces souvenirs soient heureux ou pas. Notre corps est une immense archive, il range classe emmagasine stocke et nous ressort les émotions sans qu'on le veuille et au moment où on ne s'y attend pas ! Et plus l'histoire ancienne nous a touché plus l'émotion d'aujourd'hui va être intense. Le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Être à l'écoute de son corps, c'est avant tout satisfaire ses besoins : physiologiques, affectifs, relationnels. C'est aussi observer ce que ce corps nous dit. Car il sait lui ce qui est bon pour nous, il ne sait pas mentir il est avec toute sa spontanéité et sa fidélité. Observer ce qui se passe au moment où l'émotion nous traverse, puis laisser faire, pour laisser la place à autre chose le silence le nouveau, l'énergie. Si nous ne laissons pas le corps s'exprimer, il bloque fabrique des zones de tensions des douleurs voire des maladies.

A nous de nous accompagner dans ce mouvement de la vie en laissant passer l'émotion qui vient de l'intérieur pour se libérer vers l'extérieur. A nous de nous libérer des émotions anciennes pour accueillir les émotions du jour avec plus d'aisance et de confiance. C'est un travail de tous les jours, en conscience.





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jeudi 21 octobre 2010

Cet amour là


 hiver 2008 quelque part dans le nord du nord de l'Europe


C'est au creux de ta petite main que je suis née. Toi l'enfant le petit garçon que j'ai promené il y a longtemps dans ce parc où je me retrouve presque chaque jour. Je te revois courir après un oiseau chercher une fleur une petite marguerite un bouton d'or, venir vers moi de toute ta petite force et me dire Tin maman, c'est pou toi. Je te prenais dans mes bras et je tournoyais pour t'entendre rire et te couvrir de baisers. Il m'a semblé gravir des montagnes pour être chaque jour au plus juste et dans le vrai, j'ai souvent douté de mes pas j'ai été maladroite aussi, bien souvent. Mais auprès de toi, j'ai appris à aimer, moi qui ne savais pas. Ma main sur ton front, j'ai vu l'immense amour et la magnifique innocence de l'enfant dans tes yeux, alors j'ai surmonté ma peine pour pouvoir te répondre et être digne de cet amour là. C'est en te tenant la main que j'ai grandi et je te suis infiniment reconnaissante, mon amour. Prends soin de toi !








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mercredi 20 octobre 2010

Sur une toile d'Yza


Je remercie Yza de me prêter la toile Troglo 9


Voilà, elle venait de mettre le mot fin à son histoire. Une histoire inventée de toute pièce, toute ressemblance avec... non pas dans cette histoire, là tout était inventé. Avec l'index de la main gauche elle retira la poussière sur le bord de l'écran. Elle regarda son doigts un petit duvet s'y était ramassé par la chaleur. Elle en avait passé du temps avec ces deux enfants là, elle les connaissait par cœur. Quand elle sortait le mercredi pour aller au marché elle passait devant le centre aéré, elle croyait les reconnaître, une silhouette une queue de cheval une voix, mais non, ce n'était pas eux puisque ceux de son histoire n'existaient pas, elle les avait inventé. Maintenant, tout était là dans ces 198 pages. Elle allait les imprimer, préparer les enveloppes puis expédier les manuscrits. Ensuite il lui faudrait attendre. Ça, elle savait faire, elle marchait le long du canal pour passer le temps, elle marchait longtemps dans la brume jusqu'à ce qu'elle la voit. L'ombre fluette glissait vers elle, blanche esprit irréel, elle s'approchait d'elle, lui touchait la main, alors elle se penchait vers l'enfant et elle entendait : raconte encore, encore une fois, s'il te plaît.







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mardi 19 octobre 2010

La chasse au trésor


Dimanche matin
en me promenant dans mon parc préféré
je découvre la piste d'un trésor !


Je cherche autour des arbres


je suis la flèche
reviens sur mes pas, repars
je vois des cartes du trésor partout dans les ombres et les reflets


sans aucun doute je suis sur le bon chemin !


Au loin, ils courent à sa recherche


Les gardiens blancs restent stoïques
le champignon rit de ma frénésie !


Le voilà enfin


 dans la lumière du matin !


lundi 18 octobre 2010

Duo d'anniversaire !


Avis à la population !
Oyez Oyez !
Venez profiter de la promotion
Deux anniversaires pour le prix d'un !

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, alors allez-y lâchez-vous ! Offrez-moi par vos mots tous les souhaits que vous voudrez ! C'est aussi l'anniversaire de Lautreje : un an aujourd'hui ! Voici pour les nostalgiques, la photo de mon premier billet, c'était un coup de cœur pour une pièce de théâtre Ceux d'ailleurs.


Avec le recul, cette photo me ressemble, du moins le regard que je pouvais avoir à l'époque en découvrant l'univers des blogs, j'étais étonnée, curieuse, un peu effarouchée sur le seuil de la porte ! J'ai pris de l'assurance en un an, j'ai changé le look de mon blog, j'ai changé aussi son nom, puisque L'autre je est devenu Lautreje pour faciliter l'écriture. Mais c'est toujours moi ! J'ai la même curiosité, la même appétence !


Alors je me souhaite un beau duo d'anniversaire !



Merci à Olivier qui m'a fait découvrir ce charmant trio
avec la chanson For He's a Jolly Good Fellow 



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samedi 16 octobre 2010

Samedi 3 mars 2063

 

Tina retire son casque. Elle vient de dormir 2 heures de repos intégral, équivalent aux 7h30 de sommeil régulier recommandés par l'AHSS, l'Agence de Haute Surveillance Sanitaire. Elle se sent prête pour réaliser son programme de la journée. Tout en posant le pied au sol, les assistants domotiques se mettent en marche, les volets s'enroulent les rideaux s'ouvrent, le bed-hamac se retourne pour faire place à une nouvelle enveloppe de protection, son programme musical préféré chante dans la salle de bain. "Plus fort" demande-t-elle, aussi tôt les décibels montent. Tina s'étire pendant que son café coule et que son friendstrap au poignet gauche lui suggère des programmes de variétés pour ce soir. Elle avale sa ration de pro biotique complétée par des vitamines et un cachet de Kirtanu, en prévision des rencontres qu'elle va faire ce samedi. D'habitude, elle ne sort pas, jamais ou si peu. Elle dispose de tout ce dont elle a besoin chez elle. Travail, relation, loisirs. Mais elle a accepté de suivre le programme Communication et Partage instaurée par la CH (Commission Humaine) dans le cadre du programme Repeuplement des Territoires.
Sa salle de bain est un espace de verdure qui change au fil des saisons et en ce matin de mars, les crocus sont encore en fleurs, elle a choisit des jaunes, des blancs et des violets pour cette année. L'année prochaine, elle choisira un tapis de muscaris, pour changer. Elle retire sa combinaison, l'accroche dans la housse de nettoyage. Avant de rentrer dans la cabine de douche, elle sélectionne son programme. Elle choisit d'ajouter des essences d'ylang-ylang dans son savon. L'eau d'abord savonneuse glisse sur son corps, Tina se frotte rapidement sous la chaleur, elle ne dispose que de 90 secondes pour se laver, puis l'eau devient clair pour le rinçage de 2 minutes. Les jets s'arrêtent, des buses lâchent maintenant l'air chaud, c'est le moment que Tina préfère, il n'est pas minuté, elle reste jusqu'à sentir la chaleur partout. Elle sort enfin, enfile ses sous-vêtements de la veille qui ont été aseptisés et nettoyés, puis son pantalon et son pull. Aujourd'hui elle veut du parme (les crocus l'ont inspirée), alors elle sélectionne cette couleur dans la doublure du pull et choisit violet de la même façon pour le pantalon. Son  friendstrap lui signale qu'il est temps qu'elle s'en aille, le e-tram du boulevard Est arrive en bas de chez elle dans 3 minutes. Son bibo (biobody) au poignet droit l'informe d'une accélération du rythme cardiaque, et d'une augmentation de 5 % de son taux de sudation, normal, elle va sortir dans 28 secondes.






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vendredi 15 octobre 2010

Mes dernières volontés

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Non, je ne suis pas à l'article de la mort, je me sens plutôt en bonne forme mais un accident est si vite arrivé... Je préfère préciser d'ors et déjà les modalités de ma cérémonie de fin, ainsi je ne serai pas déçue.

Tout d'abord, sachez que vous, amis blogueurs, vous serez invités au repas de fête. Ainsi, vous pourrez dire : j'ai fais la connaissance de Lautreje en chair et en os ! Vous constaterez donc que je suis comme tout le monde avec un corps et une tête quoique je l'aurai peut-être perdue d'ici là. Ce repas durera 24 heures pour satisfaire les décalages horaires de chacun. Une fois que vous vous serez restauré dans la bonne humeur, j'aimerais assez que vous réalisiez un billet à mon attention. Les nombreux photographes pourront prendre quelques photos de mon jardin et de mon ordinateur tandis qu'Olivier recueillera la synthèse des billets. Je fais confiance à Servanne pour me concocter quelques mots savoureux, à Chris pour distribuer des jolis cœurs, pendant que Lali récitera des poèmes, ensuite Pagenas lira son testament (beaucoup plus rigolo que le mien !)

Une petite marche digestive vous sera proposée, histoire d'aller assister au grand feu, puis vous serez conviés à finir les restes (je parle du repas, bien sûr !), débarrasser la table, faire la vaisselle, remettre la maison en ordre, enfin tout quoi.

Ah, au fait, n'attendez rien de moi, car une fois morte, je serai morte.

PS : J'ai laissé mon mot de passe à mon cher et tendre compagnon pour qu'il puisse vous avertir. Ne vous inquiétez pas pour le repas, c'est un bon cuisinier et les grandes tablées ne lui font pas peur !

PS 2 : Si je trouve une connexion, je continue mon blog il s'appellera derrière Lautreje.




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jeudi 14 octobre 2010

La source

acrylique 100 x 70


Aller son chemin
Se libérer des bagages
Marcher son destin

Rencontrer l’errance
Accueillir le renouveau
Toucher l’espérance

Puiser ses ressources
Être en mouvement
Et
Revenir à la source


 Je prends des cours de peinture pour la première fois. Je découvre le travail, d'abord le dessin, puis le lavis et enfin la peinture. C'est un univers nouveau pour moi. Il m'intimide alors je cherche à me faire apprivoiser.


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mercredi 13 octobre 2010

J'ai besoin d'air


 
Elle ne comprenait pas, cela faisait pourtant plusieurs fois qu'il lui répétait "J'ai besoin d'air". Elle avait ouvert les fenêtres, aéré la chambre, secoué la couette, passé l'aspirateur, fait les poussières encore une fois. Il répétait "Arrête, j'ai besoin d'air".
"Tu veux qu'on sorte faire un tour ?".
"Oui, tu as raison, je vais sortir, mais pas avec toi. Je vais dehors pour respirer la rue, respirer la ville, je vais prendre mon café dans un bistrot où le sol sera déjà recouvert de papiers chiffonnés, je veux voir des gens vivants, pas forcément bien mis, pas forcément bien propres. Je veux parler avec quelqu'un qui me regarde dans les yeux, pas comme toi qui scrute mon visage pour voir si je n'ai pas un bouton qui sort. Je vais mettre ma vieille veste toute limée que tu détestes parce qu'elle fait tâche à côté de toi et puis aussi mon jean troué aux genoux à force d'avoir récurer ton putain de parquet. Je mangerai dehors, un sandwich dans la rue, un bon gros sandwich avec du beurre, de la mayonnaise et des frites puis j'irai prendre une ou deux bières chez Jean. On tapera le carton, on se parlera du bon temps, celui avant que je te rencontre, avant que tu viennes me pourrir la vie avec ta propreté, tes légumes, ton hygiène qui me pue le nez. Tiens même quand on baise, j'ai l'impression d'être avec une revue médicale aseptisée. Tu me dégoûtes".
Elle le regarda ouvrir la porte. La lumière du jour pénétra l'entrée et éclaira le rebord de la commode. Alors elle s'approcha pour étouffer la poussière sous son chiffon.




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mardi 12 octobre 2010

Demain, demain




Demain sera un autre jour, demain demain toujours demain
Demain tu trouveras l'amour, demain demain toujours demain
Demain la chance tournera, demain demain toujours demain
Demain la vie vous sourira, demain demain toujours demain
Demain on oubliera demain, quand c'est qu'arrivera demain
Demain sera toujours demain, oh qu'ils sont nombreux les demains

Demain c'est la terre promise,
Demain c'est là le paradis
Demain en demain s'éternise
Demain fuit, qui le poursuit
Demain c'est la terre promise,
Demain c'est là le paradis
Demain en demain s'éternise
Demain décourage aujourd'hui

Demain j'arrête c'est promis, demain demain toujours demain
Demain c'est sûr, on vous l'a dit, demain demain toujours demain
Demain ceci, demain cela, demain demain toujours demain
Demain demain j'entends que ça, demain demain toujours demain
Demain nous disons tous demain, quand c'est qu'arrivera demain
Demain sera toujours demain, oh qu'ils sont nombreux les demains



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lundi 11 octobre 2010

Mes yeux frissonnent



traces indélébiles
sur l'asphalte immobile
                                    mes pas résonnent

terres inconnues
je me dépouille à nue
                                        pour accueillir l'automne

mélange des saveurs
je cherche l'odeur
                                             qui cueillera ma consonne

couleur des sens
sur la fraîcheur en errance
                                                    mes yeux frissonnent




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dimanche 10 octobre 2010

Ces hommes

Ces hommes étaient des moines là-haut au fin fond de l'Atlas. Ils vivaient des produits de la terre et partageaient la vie du village. Généreux et ouverts, ils vivaient leur humanité au quotidien. Ils étaient moines, mais avant tout, ils étaient des hommes. Ils sont restés jusqu'au bout, parce que leur vie était dans ce monastère ensemble près des villageois qui les aimaient et les respectaient.

Le film est touchant par ces longues scènes relatant la vie au quotidien, les soins aux malades, la générosité des gestes, l'amour pour l'être humain quel qu'il soit. Les visages expriment les questionnements intérieurs : l'incompréhension, la peur, le doute, la foi, l'acceptation.


Un très beau film sur l'amour, le vrai, celui qui se moque des frontières, des différences et rit de la haine. Un bel hommage pour ces hommes assassinés le 21 mai 1996.



Une longue scène très émouvante. Ils sont ensemble au repas. Frère Luc apporte deux bouteilles de vin qu'ils vont partager. Il met une cassette audio : Le lac des cygnes. Les regards se croisent, doutent, cherchent, puis quelques larmes viennent. Ils savent qu'ils vont mourir bientôt. Poignant et digne.








samedi 9 octobre 2010

Y a pas photo ! (les insectes)

Les Héphémères est venue déposer un message sur le billet Y a pas photo mis en ligne au printemps dernier. En retournant voir ces très belles photos de la nature, j'ai eu envie de refaire un billet semblable. Mais là, je choisis les insectes.
Si un photographe n'apprécie pas ma démarche, qu'il me le dise et je retire tout de suite la photo.











Bon Week-end à vous !





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vendredi 8 octobre 2010

Je m'aligne




je m'aligne sur ma ligne
elle s'étire tandis que je respire
elle s'allonge au fil de mes songes
et se redresse solide tresse

souple et généreuse
je la tisse

un chapeau
un panier
une barque

peu importe

je m'aligne sur ma ligne

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jeudi 7 octobre 2010

Sur une photo prêtée par Sylvaine


Photo réalisée par Sylvaine 
et mise en ligne avec deux autres photos
sur le billet fermez les jalousies


Au matin de la troisième lune, Gula s'est enfin réveillée. Elle a d'abord ouvert les yeux, elle a semblé surprise de l'endroit où elle se trouvait. Pourtant c'était sa grotte, leur grotte. Elle a tourné la tête pour reprendre contact avec ce lieu qu'elle connaissait tant. Elle s'est redressée en écartant les peaux qui la recouvrait. Ses compagnons dormaient tous les uns contre les autres pour se protéger du froid. Elle sentit la fraîcheur du matin et voulut se lever pour voir le jour venir. Elle enjamba les couchages, marcha sur un pied qui se mit à gesticuler tandis qu'un grognement se faisait entendre. Elle retrouva le chemin pour sortir. A l'entrée de la grotte, elle s'arrêta pour humer l'air du nouveau jour, elle remonta la couverture de peau sur ses épaules et contempla le ciel. Il était écartelé de blanc et de feu, des petits nuages comme les plumes de celle qui chante la nuit, avançaient doucement. Elle entendit les oiseaux au loin crier le jour et respira plus fort encore. La chasse avait été bonne, ils avaient maintenant de quoi manger pour le temps du grand froid. Elle se rappela la course après les cornes dressées et combien ils avaient combattu, tous ensemble pour la survie du groupe. Elle était tombée en courant, sa tête avait cogné la pierre, et tout en se rappelant la scène elle mit sa main sur sa tête. Les cheveux poisseux de sang avaient séchés ensemble et formaient une croûte en haut du crâne. Elle ne se souvenait pas comment ses compagnons l'avaient ramenée, mais elle était là, vivante. Alors tout en caressant son ventre rond, elle sentit la vie bouger en elle puisqu'elle était grosse de N'membo. Elle regarda la plaine au plus loin qu'elle pouvait, sentit la force de la vie la pénétrer et la certitude qu'elle donnerait vie elle aussi après le temps du grand froid. Alors elle poussa un long cris dans la plaine pour remercier les esprits d'être encore vivante.





mercredi 6 octobre 2010

Sur une photo prêtée par Pagenas

Sur une photo prêtée par Pagenas
du blog sucrebleu

venez découvrir le silence


Elle n'attendait plus rien, son dernier espoir était parti au moment où le train fermait ses portes. Il n'avait pas compris combien elle espérait ces vacances ensemble avec les filles, ensemble tous les quatre comme une famille où tout va bien. Ils auraient emmené le chien aussi. Ils auraient fait de grandes marches dans la nature de l'automne, peu importe le temps. Non, en fait, le temps qu'il aurait fait, était important, elle le voulait gris humide, pour marcher l'un près de l'autre, avoir le geste tendre de l'aimé qui remonte l'écharpe près du cou. Avoir le nez rouge et les yeux pleins de la pluie de novembre. Elle voulait sentir la terre humide mais pas seule, pas seule avec les filles, elle voulait son homme près d'elle. Et voilà qu'il était parti. En remontant le quai, elle pensait combien leurs chemins s'éloignaient. Elle tentait de se raisonner, après tout, il ne partait que pour une semaine, ils se retrouveraient, oui, sans doute, peut-être. Mais elle ne voulait pas se raisonner, elle ne voulait pas être raisonnable, elle sentait le danger tapi là dans l'ombre près à bondir sur leur couple. Alors tout en quittant la gare, elle se dirigea vers un fleuriste. Elle voulait des senteurs et des fleurs. Les pots au sol devant l'entrée offraient leurs palettes de couleurs. En cette saison, les chrysanthèmes généreux vibraient en boules jaunes, blanches, violettes. A coté les cyclamens redressaient leurs coiffes rouges, tandis que les véroniques panachés jouaient avec les parmes. Elle entra dans la boutique, la cloche retentit, elle entendit un Bonjour venant du fond du magasin, le fleuriste était occupé à sa table. Il préparait une couronne mortuaire. Elle tourna la tête et se dit que décidément, tout se jouait d'elle en ce moment.






mardi 5 octobre 2010

Délivrance



Par delà les mots
il y a toi
et ton fardeau

Par delà les maux
il y a moi
et mon cadeau

Je rêve de cet instant
où ta main généreuse s'ouvrira
laissant enfin ton cœur
lumière de vie par la porte
glisser entre tes doigts
lumière de vie qui te soit forte

l'enfant de l'espérance
chante l'innocence.


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lundi 4 octobre 2010

Dans les champs coupés



 

couper, rassembler, regrouper
dernier regard pour la fin d'été

trier, répartir, récolter
mes mains courent dans les blés

séparer, lier, paqueter
je disperse à satiété

nourrir, partager, distribuer
je roule dans les champs coupés


et j'attends
qu'on vienne me chercher



quand les blés auront été coupés




 

dimanche 3 octobre 2010

Non Joe, tu ne méritais pas ça !


Ce billet est une critique complètement fondée sur mes impressions, il est donc parfaitement subjectif (comme d'habitude !). Ce n'est pas parce que j'ai trouvé nul le spectacle Il était une fois Joe Dassin que vous n'allez pas l'adorer et tomber raide dingue de cette comédie musicale comme les personnes placées à ma gauche.
Billets reçus en cadeau par un de mes journaux quotidiens, nous voilà au grand Rex pour la comédie musicale de la rentrée. Il y a longtemps que je n'étais pas venue dans ce lieu. La salle est superbe, les fauteuils larges, confortables, enveloppants. 89 euros le strapontin en orchestre ! La placeuse nous a changé de places au dernier moment puisque des fauteuils n'étaient pas occupés. Jamais je n'ai dépensé une telle somme pour un spectacle, mais là, c'était offert, alors je ne loupe pas  l'occasion.
Tout n'est pas à jeter dans ce spectacle, non, je garderai juste les images et les séquences d'interview de Joe... Quant au reste, procédons par ordre : les musiciens jouent juste cependant le son tape les tympans et couvre la voix des chanteurs. Et pourtant la plupart hurle si fort...que mes oreilles frisent la crise cardiaque ! Les couleurs jaillissent, agressent la salle tout comme les paillettes voulant rappeler les années 70. Alors je m'évade en regardant les étoiles au plafond. Les chorégraphies sont niaises, des enfants en maternelle joueraient avec plus d'enthousiasme. Voilà, tout le problème est là : aucune émotion dans ce show ! Partie avant la fin, je ne vous dirai rien du final !


Je n'ai jamais été fan de Joe, nous n'étions pas dans le même rythme à l'époque et pour être franche, je trouvais ses balades assez pathétiques. Et puis il y a quelques années, je l'ai réécouté et j'ai appris à aimer sa voix, ses chansons faciles, simples que l'on peut chanter à tout moment de la journée, pour le plaisir.

Non, Joe, tu ne méritais pas ça !
Allez, c'est dimanche, je vous offre des pains au chocolat !!








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vendredi 1 octobre 2010

J'aime chez vous en septembre

Une rubrique pour vous, pour vous dire combien j'ai été touchée par vos créations de ce mois. Je rends hommage ainsi à ce qui fait le charme des blogs : la diversité, la créativité, nos différences, le partage.


Un mois riche et dense, il m'a fallu faire des sélections tant les récoltes ont été généreuses...

Vous l'aurez remarqué septembre c'est la fin de l'été partout, mais Legolas nous présente fin d'été dans les Vosges , Ah, te voilà déjà, toi... constate Chri, c'est sûr Jawah Voilà l'eau tonne ! Je découvre le blog de Manée avec Me revoilà ! et je tombe sous le charme et la grâce. Ce mois de septembre est féminin, je le constate en préparant ce billet, la nature appelle à rentrer chez soi, à enfouir nos racines dans la terre, la rondeur...  De l'enfant aux cheveux au vent à la Vendéenne, Gérard est le roi du portrait ! Ann prend de dos la belle et la bête, tandis que Déli' raconte Être une femme, Armando toujours en partance, flash sur la belle de la poste, Lali découvre les belles de la maison du meunier, Kenza nous présente les ravissantes peintes par Emile Vernon,  et toujours avec Kenza et pour le plaisir de revoir la sublime Rita, voici la danse des sept voiles. Alors qu'aujourd'hui le voile est devenu une prison pour les femmes, je choisis de vous montrer la burqa photographiée par Véronique. Hommage à d'autres femmes encore avec Sylvaine : douce la chaleur de la vue, la légende de l'orme de Biscarosse racontée par Aliénor, un billet du documentaliste acharné Gilles sur les couvertures et époques tandis qu'Olivier pense à celles parties Clotilde, Leslie . Je choisis femmes de Jlhuss et celle qui aimait les hommes de Déli' pour terminer ce sujet...

C'est la rentrée et oui Bastian, même si Ossiane la voit buissonnière, il est temps de compter avec Manée, peut-être avec le prof de math présenté par Les Héphémères (mmhh je n'en dis pas plus !), de regarder les événements importants du mois grâce à Anissina, de prendre rendez-vous pour admirer Monet, les nymphéas, nous le rappelle Kouadeneuf, de poursuivre les travaux de jardinage comme Blogosth, mais attention Fifi un vrai tic se cache  derrière le brin d'oseille ! Et vous, savez-vous ? nous demande Michèle (billet du 3 septembre) ? Non, je ne sais pas, alors je vais chez Lali pour un dimanche avec Camus (18), j'en profite pour découvrir un dimanche à Vichy avec Lilas quand Denise nous rappelle : Respectez les fleurs ! Justement je les respecte surtout les roses fanées de Lali !

J'ai un petit creux maintenant, j'assume mon surnom de ventre à patte ! Alors A la soupe ! avec Calusarus, je choisis Magrets, 3 chocolats, gingembre chez Olivier avant de partir pour Casa Ruiz, Séville rejoindre Armando, tout en méditant les pensées de JC. Servanne nous fait découvrir son beau voyage avec des mots comme ils reviennent.

En fait, j'aspire à des choses simples tout comme Jef, une forme de fluidité rencontrée chez Macile, et  même cette agitation proposé par Jeandler m'apaise, je verrais bien des illusions avec Voyages immobiles avant de m'amuser dans le jeu de miroirs d'Armando, peut-être y trouverai-je mon reflet... Il est temps de partir avec Titine pour un zoom arrière en compagnie de Chrys, vers le sentier des Capitelles, je choisis Tanette comme guide ! Ah, au fait, hier c'était jeudi, jour de l'énigme, si vous avez trouvez la réponse au cliché d'RV, merci de me l'envoyer par mail, promis, je ne dirai rien ! En attendant, je rejoins Pierre de l'autre côté de l'Atlantique pour qu'il me raconte j'ai vu Lucky Luke au far-west, le veinard !!

Je vous quitte pour aller admirer encore une fois la girafe de Paule, je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de voir cet animal dans son élément, c'est tout simplement magnifique et je continue mon voyage pour embrasser ces enfants Karen de Birmanie mis en vie et en lumière par Sylvie.



Je découvre ce matin que le lien vers le blog de Manée ne fonctionne pas, j'espère que c'est une panne momentanée...
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