jeudi 6 janvier 2011

Quelque part le 11 juin 1980

.




La fumée parfume
mes cheveux d'amertume
le cris du sang
jaillit de ma mémoire
et c'est peut-être ce soir
que je perdrai
mon dernier amant.
Le cris de la faim
hurle à mes oreilles
et c'est d'un pas pourtant
que je franchirai le seuil.
Le cris de la peur
glace mon âme
et me brûle de flamme
cette peur qui vous ronge
qui jalousement vous sombre :
la peur
de se retrouver seul
dans une ville emplis de deuil.


Simples murmures 1981




.

12 commentaires:

brigetoun a dit…

je cherche (affreux je me sens coupable) le sens de la date mais suis toute idiote là

pagenas a dit…

La mine me mine.

Lautreje a dit…

@ Brigetoun : date toute personnelle... désolée de t'avoir fait chercher.

@ Pagenas ! Canalblog est encore dans la mine ? Désolée aussi, mais blogspot a fait de même ce matin... pas de justice !

Les Héphémères a dit…

j'aime pas les tristes anniversaires...mais tes mots sont pudiquement chagrins tendres et delicieux :*

noel a dit…

Beau Poeme accompagnant cette jolie photo
Bravo

gballand a dit…

les cheveux restent longtemps imprégnés des odeurs... et comme l'on dit souvent, il faut que jeunesse se passe.

Kenza a dit…

Beaucoup de la mélancolie dans ta poésie... et ta photo redonne l'espoir de jours plus heureux et lumineux...
Bisous, bisous

Ann a dit…

sensibilité extrême, ce poème me touche .. merci.

Pierre R. Chantelois a dit…

Chagrin qui se perd au fond de la nuit, comme l'illustre si bien la photo. Magnifique.

Leovi a dit…

Un beau poème, très partagé, la solitude dans l'immensité d'une ville ...

Fabien a dit…

Fan des années 80 ?
On laissera le mystère planer sur la date et sa signification, n'empêche la photo est jolie, et les mots bien tristes.
Quelqu'un n'a pas dit, un jour, que "c'est beau, une ville la nuit ?"

Cédric a dit…

Quelque part, seize jours plus tard, je suis né.