lundi 31 janvier 2011

dimanche 30 janvier 2011

Sur une toile de Kathie Osborn


Sur une toile proposée par Lali le 23 janvier 2011
rubrique En vos mots
Pour participer, rendez-vous chaque dimanche chez Lali



Tu parles d'un cadeau d'anniversaire,
m'offrir ton portrait, était-ce bien nécessaire ?
Te voilà au milieu de mon salon
à pavaner comme un paon.
J'aurais préféré un apollon
plutôt qu'un serpent !
J'ai la désagréable sensation que tu m'épies
je sens ton regard dans mon dos,
va-t-en vilaine pie !
C'en est trop, 
je termine ma page
et tu files au garage !



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La beauté dans le quotidien

 Ce matin,
le soleil partout joue sa lumière
sur et sous l'autoroute.
Souvent l'écho des voix,
celle de l'enfant qui joue au loup, 
celle des confidences en pas faisant. 
Ce matin,
ce ne sont que mes pas.
Au bout,
le soleil.
Je me retourne
ton chariot chante.
Tout à l'heure,
les équipes crieront après un ballon rond
mais en attendant les anciens affinent leur swing.
Au retour du marché,
Paris ne serait pas loin,
peu importe...
Les arbres de banlieue jouent à cache cache.


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samedi 29 janvier 2011

Amande

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par avance
je demande 
amende honorable
si tes yeux d'amande
portent à ma bouche
le suc des amantes
c'est de ton charme
que me voilà aimante
j'étais là dormante
sous la branche
et ta floraison charmante
a eu raison de l'absente





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vendredi 28 janvier 2011

il marche sur la tête

"il marche sur la tête"
terre chamottée blanche cuite puis émaillée


Tout m'inspire, une expo, une affiche, un livre, un film, un billet sur un blog, un regard, une parole... Je ressens profondément les mots de Clarissa Pinkola Estés :
La créativité n'est pas un mouvement solitaire. C'est là son pouvoir; Tout ce qu'elle touche, tous ceux qui l'entendent, la voient, la sentent, la connaissent, elle les nourrit. C'est pourquoi la créativité des autres nous inspire pour notre propre travail de création. Un seul acte de création peut alimenter un continent, faire surgir un torrent de pierre.

"il marche sur la tête" phrase entendue plusieurs fois au cours d'une conversation dont le principal sujet était mon fils. Je n'ai rien dit, j'ai laissé le flot de paroles sortir, à quoi bon... Plusieurs semaines auparavant, j'avais vu une drôle de collection de petits œufs-personnages avec juste un nez...
Voilà le résultat : un personnage avec des pieds qui sortent de la tête. Il marche tellement sur la tête mon bonhomme que les pieds jaillissent des pores de sa coquille, des pieds jeunes, des pieds grands, des pieds pour aller de l'avant et vivre leur vie !

Va mon fils, et fais-en qu'à tes pieds !



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jeudi 27 janvier 2011

Louise et Eugénie



Louise et Eugénie
des années vous séparent
et pourtant
l'enfance à jamais blessée
transpire
et tisse sa toile d'araignée
peu importe le temps écoulé
au delà des vies et des livres
votre souffrance reste noyée

Louise et Eugénie
des années nous séparent
et pourtant
j'entends la plainte de l'enfant
qui gémit contre les murs de la maison
elle résonne aux portes de ma prison.




Louise Bourgeois : Moi Eugénie Grandet...


Merci à Lafo qui m'a suggéré cette visite !
L'occasion de respirer l'âme de Louise Bourgeois, 
artiste chère à mon cœur,
de visiter un lieu historique
et de faire connaissance avec une blogueuse passionnée !

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mercredi 26 janvier 2011

Le pied !

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Monsieur Pied 
terre chamottée noire cuite puis émaillée


 
Madame Pied
terre chamottée blanche cuite puis émaillée


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mardi 25 janvier 2011

Ma souris

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Depuis ma cure de bleu
chaque jour se disloque un peu
ce matin ma souris s'est déguisée
impossible de la commander !
elle réclame aussi des vacances
elle chante et veut faire la fête
depuis elle s'enroule et danse
en réclamant sa cachette.


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lundi 24 janvier 2011

Kimtala rouda

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Sur une photo prêtée par Maïté
Venez découvrir ses éclats de mots !



la rivière devenait grosse
kimtala rouda
grosse comme la lune des deux mains réunies sur les doigts touchés
kéméné oza
grosse comme les femmes pleines des nuits d'été
ka touma dinouu
le désert blanc coulait de la montagne, bientôt, ils ne pourraient plus traverser la rivière, la rivière serait partout dans la plaine
roudida tatouna
les tribus préparaient le dernier repas avant les eaux montantes
ka tounta fé
les chefs célébraient ce temps de l'abandon. De chaque côté des rives ils se regardaient, ensemble ils griffèrent leurs cuisses pour faire couler le sang. Ensemble ils traversèrent la rivière pour se retrouver au milieu
Kitou mabina oh oh oh pako taaa
Les hommes se mirent à chanter tout en balançant leurs corps, les enfants les imitèrent et les femmes dansèrent
oh oh oh pako taaa !
au milieu de l'eau près de l'arbre sorcier, l'un face à l'autre les chefs regardèrent la tribu de l'autre pour constater les femmes grosses, les enfants joyeux et les hommes forts chasseurs et gardiens de la tribu. Ils se regardèrent ensuite si près qu'ensemble ils ont vu les étoiles dans les yeux de l'autre. Alors heureux, ils se frappèrent la poitrine en criant Ahh kouba !
oh oh oh pako taaa ! oh oh oh pako taaa !
les chants se mêlaient comme les eaux vives, bientôt l'arbre sorcier serait sous l'eau. Chacun regagna son camp. Les eaux montantes allaient séparer les tribus pour de longues nuits maintenant.
pipana pipana
Puis viendraient le renouveau, les naissances, la chasse, les feux quand le soleil s'étend longtemps, viendraient aussi les herbes tendres pour se coucher, les fruits au jus de miel, la danse pour célébrer le retour de l'arbre sorcier.
yékété madou!








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dimanche 23 janvier 2011

L'iris du ciel



la lumière déposée sur les ailes froissées
le souffle du vent caresse les gouttes
l'instant volé à l'alchimie du temps
pour un éveil le premier après la nuit

suivront les autres sans relâche
du plus grand au plus petit matin
nos coeur sèmeront encore
des espérances de lendemain

l'iris du ciel s'étend
vers l'infini de nos yeux
derrière, une autre nuit
se prépare à l'oubli



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samedi 22 janvier 2011

L'île aux Moines

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vacances dernier jour
l'île somnole son hiver
c'est l'heure de rentrer !




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jeudi 20 janvier 2011

Kermario et Kercado


Dans le creux de ta fissure
je glisse mes doigts
vie au plis de ta déchirure
je caresse ton émoi


Pierres éternelles emplies de foi
dressées vers le ciel qui se ploie
je contemple ta danse souveraine
déposer ton collier de reine


La terre se glorifie encore
de porter en son sein tant d'or
elle tend ses flèches vers le soleil
dans l'alignement de son éveil


J'écoute le temps célébrer
ses hommes qu'une autre sagesse habitait
je cherche leurs rêves abandonnés
en foulant la terre qu'ils vénéraient


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mardi 18 janvier 2011

Cure de bleu




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samedi 15 janvier 2011

Partie vérifier...

Album Voutch "le pire n'est même pas certain" 1999
-Je n'explique pas, Maryvonne, je constate : celui-ci sonne creux.



auprès des dolmens
j'écoute le vent de la terre
chanter son poème 

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vendredi 14 janvier 2011

2 ans...en rêve !

  


Je venais de couper le dernier fil, je tournais et regardais mon travail achevé. Une sorte de paletot avec une capuche, la taille pouvait être ajuster avec un cordon puis suivait une poche immense longue bien au delà de la longueur des jambes pour que le bébé puisse gigoter. Ah oui c'est ça, une gigoteuse ! Voilà elle était finie ma gigoteuse, elle était parfaite et j'étais tout autant surprise du résultat. D'un blanc crème, elle sentait la douceur maternelle, le cocon délicieux. Je la trouvais bien trop petite pour mon fils c'était un vêtement pour un nouveau-né pas un enfant de 2 ans...

Je me suis réveillée en sursaut avec les images de mon garçon bébé, moments de tendresse. Chaque fois que je rêve de lui, il a environ 2 ans, ses premiers mots, ses rires de gorge, sa bouche ronde et délicieuse, ses petits pieds que je croque avec délice pour le faire rire aux éclats. Malgré l'isolement la solitude, la détresse même de la femme qui élève seule son enfant, mon cœur s'est laissé graver à jamais de ces moments là. Quand je rêve de toi - toi le grand déjà parti depuis plus de 4 ans de la maison, toi qui mène ta vie, tes études, tes loisirs, toi l'homme - te voilà petit agneau dans mes bras. Je peux te dire aujourd'hui que le plus apeuré de nous deux n'était pas celui qu'on croit .



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jeudi 13 janvier 2011

Régime !



régime galette
qu'il soit avec ou sans roi
demain j'arrête !



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mercredi 12 janvier 2011

Secrets de psys à vendre

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Grande nouvelle : les psy sont des hommes et des femmes comme tout le monde ! Voilà une vérité qui va révolutionner les divans ! Je viens de lire le dossier du Nouvel Obs consacré au dernier livre de Christophe André "Secrets de psys", on peut y découvrir des anecdotes vécues par des thérapeutes et surtout leurs doutes et angoisses.
Bienvenue dans le monde humain ! C'est bon de rappeler que la personne dans le rôle de praticien est avant tout un être humain. C'est une évidence ! Par contre je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire que le thérapeute se raconte, la séance pourrait tourner vers un mauvais film où chaque personnage montrerait ses blessures de guerres. Où est la limite ? Est-ce que mon écorchure est moins grave que ta cicatrice... Suis-je plus humaine si je te raconte mon histoire ? Je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire d'aller jusque là. Mais je m'interroge si les psys ont besoin de raconter leur vie à leur patient pour prouver qu'ils sont humains, c'est que vraisemblablement à un moment donné ils se sont pris pour des sur-hommes. Et c'est là tout le problème !

Dans ma relation à l'autre, dans mon attitude, mon écoute et ma bienveillance, je suis en accord avec mon humanité pour que l'autre ne doute pas un seul instant que je suis une femme, un être humain, tout simplement. Lui raconter mon parcours est superflu, il n'est pas venu pour cela. Comme ça, c'est dit !



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mardi 11 janvier 2011

Le risque de la vie

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sur une photo de Bouboule prêtée par Pagenas
mon complice dans Le silence Martine & Alex





Et si je sortais de ma boule ? Si je cassais un peu juste un peu le carreau de verre pour sentir la lumière et l'air de l'autre côté. Quel est le risque au fond ? Aucun. Je m'aventure un petit peu, je garde ma sécurité, je ne sors que le bras. Mais si jamais l'air du dehors était doux et tendre sur ma peau, si jamais je découvrais que dehors est plus beau que dedans ? Sortir ou ne pas sortir. M'aventurer dans l'inconnu ou rester dans mon univers si familier, si plein de mes habitudes. La main sur le mur avant de toucher le tableau, le geste lent sûr et tellement fidèle. Si je retire le tableau, il y aura une trace sur le mur, il y aura la marque de son absence, ou la preuve d'une présence ancienne. Sortir ou ne pas sortir de ma bulle. Si je sors et que j'avance quelques pas, pourrais-je revenir et trouver le même éclat à la lumière posée là sur le guéridon ou bien est-ce qu'elle me semblera pâle et fade ? C'est le risque au fond. Le risque de la vie.





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lundi 10 janvier 2011

De tout pour faire un monde

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Souvent je suis séduite par les écrits des autres, la qualité d'expression, la tournure des phrases, le choix des mots, l'imagination fertile, les détails si finement observés. Je pars en voyage portée par leurs mots. Je me dis ah comme j'aimerais pouvoir dire aussi aisément tant de belles choses si profondes si vraies. Mais comment fait-il ou fait-elle pour pouvoir dire ce que mes mots ne savent pas alors que pourtant, je sais, je ressens la même chose là en moi, j'y ai pensé peut-être avant ou en même temps, cependant mes mots restent tout mélangés en moi, je n'arrive pas à les ordonner pour formuler ce que je ressens. Parfois, cela me navre, mais pas longtemps heureusement, je me dis que mes mots viennent simplement et même si je me répète, j'aime le balancier qu'ils organisent dans ma tête. Ils vont et viennent à leur convenance, je pourrais un peu les bousculer, et même un peu plus que cela, mais je ne m'en sens pas le courage, je reste ainsi, sans culture, sans connaissance ou si peu.
Mais si peu par rapport à quoi, à qui ? Qui peut savoir ? Au fond peu importe, j'apprends tous les jours, je découvre, j'avance mon chemin, je suis à la fois ce corps qui avance et la terre foulée par mes pieds. Je me patine, mes arrêtes vives s'adoucissent alors que mon visage se strie de rayures, mon cuir devient plus tendre tandis que mes yeux se délavent du temps passé. J'ouvre ma conscience à la beauté de la vie, je ne me lasse pas d'être là et de faire partie du tout.




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dimanche 9 janvier 2011

Sur une toile de John Weiss

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Sur une toile proposée par Lali le 2 janvier 2011
rubrique En vos mots
Pour participer, rendez-vous chaque dimanche chez Lali



goûte la douceur de l'instant
belle et fragile enfant
respire la tendresse
elle chante l'allégresse

tes cheveux en cascade
ont le parfum des balades
ton corps vêtu de soie
frissonne des premiers émois

goûte la douceur de l'instant
belle et fragile enfant
longtemps tu te souviendras
l'éclat du miel de ce matin là



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Conviction


Illustration de Pete Revonkorpi vue chez Claire Fo



tu peux rire de moi
je continue à rêver
 que mes oiseaux s'envolent




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samedi 8 janvier 2011

Bouteille à la mer



Je lance une bouteille à la mer, un billet dans la blogosphère pour soutenir moralement Olivier et puis lancer un appel auprès de celui ou celle qui connaîtrait les commandes du navire SFR !!
Olivier, créateur du célèbre blog Bloguer ou ne pas bloguer n'a toujours pas récupéré de connexion depuis le 21 novembre 2010 ! Sa relation avec SFR ne trouve pas d'issue, Gilles son coéquipier de toujours a pu mettre en ligne le billet SFR le Maudit, où il explique les méandres de l'histoire.


 Si quelqu'un peut faire quelque chose, 
merci de contacter Olivier via le blog de Gilles !






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Déclaration


bords de la Seudre (Les Charentes) été 2009


Tu n'existais pas pour moi, je ne connaissais rien de toi, hormis ton nom. Je ne savais pas la couleur de ta peau, l'odeur de ton cou, le timbre de ta voix. Je n'aurais même pas su dire si tu étais un enfant, un homme ou une femme. D'où viens-tu  ? Je ne le sais toujours pas. Pourquoi t'es-tu arrêté devant ma porte, pourquoi moi et pas l'autre celui-là qui t'attend aussi en vain depuis tellement de temps. Je le sais, il me l'a dit. Alors pourquoi t'es-tu arrêté devant chez moi un jour alors que je ne t'espérais plus. A force d'attendre, de guetter, de rêver, je perdais le goût de tout, ma quête était telle que les doigts se crispaient, se tordaient d'impatience et se figeaient tordus. Ceux qui te connaissent depuis leur naissance ne savent pas le trésor qu'ils possèdent. Comment savoir que c'est bien toi enfin, je ne l'ai pas su tout de suite, il est difficile de reconnaître quelqu'un que l'on a jamais serré dans ses bras, difficile de lever les yeux quand ils ont été habitués à regarder le sol pour fuir. Tu m'as apprivoisé, oui, je pense que c'est ainsi que cela s'est passé. C'est toi qui a fait le premier pas, tu m'as apprivoisé doucement, tendrement. J'ai lutté au début, tant de douceur, cela ne pouvait pas être pour moi, je ne le méritais puisqu'on me l'avait dit tellement de fois. Je t'ai même chassé, pour qui te prenais-tu, tu arrivais comme ça dans ma vie, sans crier gare et du jour au lendemain, tu voulais tout chambouler, je t'ai chassé, je ne pouvais pas supporter l'inconnu que tu étais. Tenace, tu es revenu et nous avons pris l'habitude de marcher ensemble l'un contre l'autre pour trouver le rythme qui allait nous unir. 

Les mois et les années ont passé, tu es toujours là, fidèle près de moi. Je ne te vois pas toujours, j'oublie même - quelle ingrate - la couleur de mon désert avant toi, je t'égare aussi parfois, mais pas longtemps. Je sais que tu es là, je te retrouve bien vite, nous faisons quelques pas ensemble, je réchauffe mon cœur dans tes bras, tu m'écoutes raconter mes projets, mes idées, tu m'encourages, me félicite. Nous nous sommes façonnés l'un à l'autre, comme un vieux couple nous nous ressemblons, et j'aime la perspective de finir mes jours avec toi. Je sais que nous ne nous quitterons jamais, malgré tout ce qui peut arriver, tu fais partie de ma vie désormais, je ne peux plus vivre sans toi, je t'ai en moi pour toujours, je te chéris de tout mon être, toi, ma confiance.



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vendredi 7 janvier 2011

Jour de chance

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 Mandala Rebonds
diamètre 33 cm
crayons aquarellables, feutres



c'est jour de chance
dans la spirale de couleurs
les poissons dansent




Merci à Christiane qui m'a envoyé un poisson
je l'ai reçu au moment où je préparais ce billet !



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jeudi 6 janvier 2011

Quelque part le 11 juin 1980

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La fumée parfume
mes cheveux d'amertume
le cris du sang
jaillit de ma mémoire
et c'est peut-être ce soir
que je perdrai
mon dernier amant.
Le cris de la faim
hurle à mes oreilles
et c'est d'un pas pourtant
que je franchirai le seuil.
Le cris de la peur
glace mon âme
et me brûle de flamme
cette peur qui vous ronge
qui jalousement vous sombre :
la peur
de se retrouver seul
dans une ville emplis de deuil.


Simples murmures 1981




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mercredi 5 janvier 2011

Dans la famille Noël, la mère

On ne présente plus le Père Noël : longévité record, forme extraordinaire puisque capable de livrer des cadeaux par millier et ce en quelques secondes... Bref un homme exceptionnel. Mais on ne sait pas grand chose sur la famille Noël, hormis sur la fille...
Il se trouve que je viens de croiser Mère Noël de bonne heure dans le petit bois derrière chez moi. Malgré une température plus que fraîche, Mère Noël fait son jogging !




Derrière chaque grand homme se cache une femme




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mardi 4 janvier 2011

Juste en colère

Mandala Être juste
diamètre 33 cm
crayons aquarellables


L'équilibre c'est la juste expression de nos émotions quelles qu'elles soient. Il est juste d'exprimer sa joie tout autant que sa colère. La colère est une émotion vitale, seulement parfois elle fait peur, c'est surtout la peur des débordements qui bloque l'expression de la colère, alors souvent la colère est refoulée, ravalée, gardée au fond de soi et ruminée longtemps... C'est également l'éducation qui a empêché d'exprimer la colère parce que dans nos sociétés, elle est associée à cris, hurlement, méchanceté, violence... Mais justement quand la colère n'est pas exprimée, elle veille recroquevillée au fond des tripes et le jour où elle sort enfin, c'est une véritable explosion, un volcan en irruption qui jaillit mais malheureusement pas au bon moment et pas sur la bonne personne !

Exprimer sa colère au fur et à mesure qu'elle monte en nous, c'est exprimer justement les faits. "Là, je suis en colère après toi, tu m'avais dit... et tu ne l'as pas fait..., je ne me sens pas respecté, je ne dis pas que tu ne me respectes pas, mais là, je ne me sens pas respecté." Voilà c'est dit, point de débordement de cris, de violence. Mais une émotion exprimée justement.


D'autres billets sur le sujet :

la palette des émotions
la joie, élixir de vie
je dis oui si mon corps dit oui


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lundi 3 janvier 2011

Etre debout


l'un derrière l'autre
avancer son pas
parfois se retourner
pour se rendre compte 
du chemin parcouru
oublier les ronces
qui entravaient
et griffaient
avancer son pas
quoiqu'il en soit
être debout
en mouvement 
de la vie
sinon mort
couché à terre
être debout
en errance
de sens
sinon mort
immobile



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dimanche 2 janvier 2011

Résolution 11

Parce qu'avec une nouvelle année, on se lance toujours, souvent ou rarement dans de nouvelles résolutions,  parce qu'on ne démarre jamais un an neuf avec un corps et un cœur tout neufs, je choisis onze résolutions pour l'année 2011 en onze vers, onze mots, onze photos... onze choix !




Ranger les résolutions dans le tiroir 




onze syllabes
onze photos




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Résolution 10

Parce qu'avec une nouvelle année, on se lance toujours, souvent ou rarement dans de nouvelles résolutions,  parce qu'on ne démarre jamais un an neuf avec un corps et un cœur tout neufs, je choisis onze résolutions pour l'année 2011 en onze vers, onze mots, onze photos... onze choix !





Voir la vie en


blanc
rose
jaune
orange
rouge
vert printemps
vert  
parme
violet
bleu turquoise
bleu indigo








onze couleurs
(au moins !)





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samedi 1 janvier 2011

J'aime chez vous en décembre 2010

 





Une rubrique pour vous, pour vous dire combien j'ai été touchée par vos créations de ce mois. Je rends hommage ainsi à ce qui fait le charme des blogs : la diversité, la créativité, nos différences, le partage.



 


Cette rubrique existe depuis un an maintenant, il était temps de troquer mes petits cailloux, j'ai choisi ces pâtes colorées pour illustrer mon billet mensuel de 2011 !

L'hiver peut-il être banal ? demande Pierre, non voyez-vous même : Chez Ann une lutinerie se prépare, chez Fabien on peut découvrir des ailes de fée en pleine répétition et chez Chri les matchs ne seront plus comme avant grâce aux tifosi de Noël !  Noël, j'ai lâché le mot magique ! Mais avant Venez, venez Saint Nicolas appelle Armando ! Ah Traditions quand tu nous tiens ! Mais avec Ötli, elles ont beaucoup de charme et peut-être même de la Passion comme celle confiée par Voyages immobiles. Mais tout ceci ne nous réchauffe pas suffisament et je suis d'accord avec Isabelle quand elle dit givré, Gérard annonce glace et Nadine Taïga ! Et pourtant Aliénor claque le clou de l'hiver, alors je rêve devant les créations de Roger, j'attends avec Tanette le lever du soleil, pour découvrir les deux crèches de Pastelle entre le bœuf et l'âne gris. Je quitte les cités de Jef pour prendre le chemin oublié de Jeandler, je m'envole au sommeil recueilli de Dominique pour mieux me rappeler la beauté d'une coccinelle prise en photo par Paule ou bien l'envol de la coccinelle de Njord.

Ne te retourne pas me dit Sylvaine ! Les inscriptures de Pagenas sont des énigmes... je vois Trois chez Saravati, un accent circonflexe chez Servanne et Outlook express 1 avec Rvjeanney... il ne me manque plus que la connerie de JC pour me mettre à chanter la chanson du gui avec Kenza ! Pendant ce temps Lali fredonne je décore, tu décore, il décore... et Armando au milieu de tous les cadeaux de partage nous envoie un sourire de saison ! Ne tenir qu'à un fil chez Fan, peut-être mais j'accroche ton nom dans mon sapin avec Claire Fo. Vous avez entendu la rumeur ? demande Calusarus Je crois que j'ai vu le père Noël répond Catherine. Spritz ! propose Blogoth, cela tombe bien j'avais un petit creux, j'étais partie en repérage au crépuscule avec Caelle. Chrys étai là aussi, elle a fait des photographies aux reflets qu'elle a échangé avec les créations de Léovi.

Sur les pages des jours pliés délicatement par Chris, j'aperçois un bouton de rose réalisé par Ardéa et Brunehaut. Une belle fratrie s'approche guidée par Christiane, dommage la dinde était froide d'après Gballand, mais il suffit de ranger la vaisselle avec Fifi pour remettre ça !




Très belle année à vous !


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