mardi 31 mai 2011

Sans nouvelle


Si tu me laisses sans nouvelle
sans appel
ni mail
pas une lettre
ni papier plié à ma fenêtre
pas de texto sms twite
encore moins de fax ou de telex
Si tu me laisses sans nouvelle
ce sera sans appel
je comprendrais le message
je chercherais une plage
un bout de bois délavé
au bout de ma main
un cœur dessiné
nos initiales 
envolées




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lundi 30 mai 2011

Pandaranol chie dans la colle !



Sans être parano, son panda en voulait trop. Au diable les concombres ! Eh chérie y a un coli ? Mais non, c'est escherichia coli ! Ne pas brasser les lettres, le FMI ce n'est pas Femme de Ménage Incluse, un tron n'est pas un étron, nom d'un concombre ! Ce n'est pas le castor en cire et les concombres qui me diront le contraire !
Ne vous inquiétez pas Arsène Lupin vs Pandanarol est sur le terrain et les démissions vont bon train ! Après les cigares Blanc à 12 000, le "parce ce qu'il le valait bien" de Woerth, les vacances de Madame Marie en Tunisie, le Kas DSK, à qui le tour ?
En attendant j'enfile ... mes chaussures pour Pandaranol et je remonte le temps des cerises et des Pandaranol !



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dimanche 29 mai 2011

Le gamin au vélo



Aller voir un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, c'est être traversé par des émotions fortes. Ils appuient là où ça fait mal. Ce gamin là existe quelque part en nous, forcément. Qui n'a pas un jour ressenti le rejet ?

Cyril est rejeté par son père qui tente de construire une nouvelle vie. Cyril, écorché vif, est capable d'une énergie farouche pour défendre son bien, son vélo. Symbole de liberté, le vélo représente aussi son père, celui qui devrait le guider pour lui montrer un chemin juste. Mais le père de Cyril tout comme son vélo part à la dérive, alors Cyril va se perdre.

Ce sont d'autres adultes qui vont accompagner Cyril à grandir. D'abord Samantha en femme douce touchée par l'enfant et puis le législateur quand la faute sera commise et qu'il faudra réparer. Le film est ponctué 4 fois par une belle et intense musique qui va impulser un rythme théâtral mais un suspense surgit dans les dernières minutes nous rappelant que tout peut toujours basculer.







JEA a fait un billet reprenant différentes critiques du film, pour les découvrir, c'est ici.

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samedi 28 mai 2011

Eole m'a sauvé !



Hier pour la fête des voisins, j'ai osé.
Depuis deux semaines je propose à tous les voisins que je rencontre de venir fêter la fête des voisins. "Je fais une sangria, apportez ce que vous voulez".
Téméraire je suis.
Mon quartier ne déroge pas à la règne, il y en a qui ne se saluent plus depuis... tellement longtemps qu'ils ne savent plus pourquoi. Au fur et à mesure de mes appels à participation, je sentais mon cher et tendre s'inquiéter de mon audace.

Hier est le seul jour depuis 8 semaines où le ciel est devenu noir, nuageux accompagné d'une température plus que frisquette. A 18 heures il s'est même mis à éternuer, me menaçant ainsi de me laisser sur les bras 5 litres de sangria, 3 plateaux de toasts. Bien sûr que mon jardin crie sa soif, comme toute la terre ici, mais pas ce soir, non !

5 litres : pas assez pour me noyer dedans et trop pour me consoler de mon improvisation ratée. Prenant ma foi à deux mains, me voilà seule dans le jardin, les yeux tendus vers le ciel et demandant au vent d'emporter ses édredons noirs. J'étais là à pelleter les nuages à voix haute quand le voisin m'a entendu "t'es une indienne ou quoi ? tu parles aux nuages maintenant ? on va annuler, t'as vu le temps !"
"Non, regarde là-bas, cela se dégage !"
Tout en invoquant Eole, j'installe ma table de jardin devant ma maison, la dernière de l'impasse.
Personne à l'horizon.
Puis un couple, puis deux, puis... Chacun avec des victuailles. Nous sommes prêts pour tenir un siège. Deux nouveaux couples dans le quartier font connaissance avec le voisinage. Mais également des personnes présentes depuis 25 ans se rencontrent et discutent pour la première fois !
C'est le froid et la nuit qui nous a ramené chacun chez soi.
En me couchant, j'ai remercié Eole, je lui ai dit qu'il pouvait déverser toutes ses larmes de joie qu'il voulait maintenant que la fête des voisins était passée.


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vendredi 27 mai 2011

il y a peute et peute



Jamais je n'ai vu autant d'outils pour accompagner les personnes à vivre mieux. Le marché du développement personnel se porte bien, même très bien puisque chaque année des nouveaux métiers apparaissent allongeant ainsi la liste des peutes en tout genre. La demande est là alors le marché explose. Et ce marché ne déroge pas à la règle ! C'est au patient de faire son choix, quitte à se perdre un peu, beaucoup, avant de trouver la méthode qui lui convienne.
Cette recherche peut être considérée comme une expérience enrichissante dans le travail personnel, le patient cherche, expérimente, recommence, mais avance. Par contre elle peut se transformer en traversée du désert si le patient déjà affaibli devient une proie pour des praticiens peu scrupuleux.

Alors comment faire pour trouver un praticien honnête ? Le législateur met un peu d'ordre dans cette profusion de métiers en statuant sur la reconnaissance ou non de telle pratique. C'est un pas. Mais il est loin d'être suffisant. Comme je le disais plus haut, ce marché ne déroge pas à la règle et il existe des gougnafiers diplômés ou pas dans tous les domaines !

C'est donc au patient d'être vigilant, de sentir s'il progresse, si par son travail thérapeutique il renforce l'estime de lui, s'il se sent plus léger... C'est le patient qui décide s'il veut continuer avec cette méthode pas le praticien !



 Vous savez, ma petite Florence, dans la charcuterie c'est exactement comme au cinéma : ça couche énormément.

Voutch album Le pire n'est même pas certain 1999


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jeudi 26 mai 2011

Coeurs à coeur



dans nos corps à corps 
ce que je préfère ce sont
nos deux cœurs à cœur




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mercredi 25 mai 2011

Des chaussures pour Pandaranol



Je m'en souviens bien, c'était juste au moment où j'allais regagner ma voiture, les bras chargés de paniers. Cerises, fraises, légumes verts, je me mettais au régime printemps été puisque la saison le décidait ainsi. Soudain j'entends qu'on m'appelle : Je me retourne Motercalo ! Ah quelle bonne surprise de te voir l'ami, depuis le temps !! Nous voilà à papoter, tant de choses à se raconter ! Je voyais L'eau à la bouche de Motercalo, nous avons évoqué ensemble le temps des cerises de Motercalo, mais depuis un an c'était Motercalo et le monde du silence, j'avais suivi à la lettre la consigne Biodiversité à Motercalo et même Motercalo pour le respect des saisons, mais il fallait se mettre à l'évidence Motercalo happy end !
Qu'à cela ne tienne Pandaranol prenait la relève, les amis de Motercalo seraient les amis de Pandaranol, tout allait reprendre !
Mais pour partir dans cette nouvelle aventure, il lui fallait de bonnes chaussures ! V'là qu'il hésitait sur la couleur maintenant !



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Je marche





terre blanche chamottée
pose d'engobe de couleurs puis émail transparent
20 cm



Je marche pour m'envoler









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mardi 24 mai 2011

Fougère



comme un fou j'erre
sous mon pagne millénaire
à pas de géant



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dimanche 22 mai 2011

Voyage de noce

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Sur une toile proposée par Lali le 15 mai 2011
rubrique En vos mots
Pour participer, rendez-vous chaque dimanche chez Lali



Au fond, nous sommes de la même trempe tous les deux, je te regarde, tu restes là impassible, les lèvres pincées. Peut-être fais-tu semblant de lire, le rose à tes joues viendrait-il de ton émoi, je n'en sais rien, mais peu importe au fond, tu as ce que tu voulais et moi aussi. Nous voilà en voyage de noce et déjà nous ressemblons à un vieux couple. Mais ce n'est pas la tendresse, ni l'amour, ni l'estime qui nous fortifiera, non, ce sera en quelque sorte une communion d'orgueil. Tu voulais un nom, je voulais une fortune, cela a suffit pour nous marier. Je ne t'aime pas, tu représentes tout ce que je hais et pourtant en acceptant d'être ton époux, je suis rentré dans le rang, mes parents sont aux anges, les tiens aussi. Je ne pensais pas devenir si méprisable. Si seulement l'un de nous avait fait semblant d'être amoureux, j'aurais pu m'accrocher à cette illusion, mais je te regarde impassible les lèvres pincées, serais-tu sereine ?





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samedi 21 mai 2011

A minuit !



N'allez pas voir le film Minuit à Paris, si déjà vous n'aimez pas Paris, si vous n'aimez pas les artistes, les peintres, les écrivains, les rêveurs, les poètes... mais peut-être que si vous n'aimez pas Paris, vous apprendrez à aimer cette ville. Et si vous y allez à la dernière séance, attention car à minuit vous pourrez entrer dans une autre époque...

Le dernier film de Woddy Allen est audacieux, puéril, féerique, nostalgique, fou, il est même d'une insolence jeunesse. Merci Woddy !







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La sève de vie



Dis-moi la couleur du temps aujourd'hui, vois-tu le vent agiter les branches du bouleau ? Ses bras ballants drapés de feuilles comme je les aime tu sais, comme je les ai regardés. Tu sais il suffit de pas grand chose pour voir le monde, j'ai regardé vivre ce bouleau des instants entiers sans compter sans chercher, j'ai guetté les jeunes pousses, j'ai savouré la verdure de ses ombrages et je crois avoir compris la vie. Pourtant je n'ai pas beaucoup voyagé, à mon époque le village nous suffisait, puis la ville est devenue plus grande et le monde plus petit. Non, je n'ai pas parcouru la terre, mais le peu que j'en ai vu, j'ai reconnu partout les visages. Ce n'est pas une question de couleur, ni de culture, mais de regard, c'est comme les arbres, ils sont différents là-bas en Afrique ou en Asie, pourtant c'est la même sève de vie.
Quand je regarde ce bouleau, je découvre tous les arbres de la terre. J'ai aimé comment le vent venait lui parler. Tu sais il faudra le tailler à l'automne, cela fait longtemps que je ne l'ai pas fait, il devient bien trop grand, il pourrait gêner les voisins. Tu n'as qu'à appeler le jardinier, oui il travaille toujours, lui aussi il aime ce jardin, il l'a façonné année après année. Mais dis-moi, le millepertuis a-t-il déjà fleuri ? T'ai-je dit combien j'aime ses boutons d'or dans la rocaille, même s'il est envahissant, je ne me lasse pas de revoir le printemps faire surgir son tapis vert.
Mais, là je suis fatiguée, il est temps de me laisser, va ! Ce n'est pas moi qui te retient c'est toi qui m'empêche de partir. Lâche ma main, ma sève de vie se tarit et tu ne peux pas contenir ma source dans ta main.


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vendredi 20 mai 2011

J'ai peur !




Bien sûr que si une bête féroce surgissait là tout de suite dans ma pièce alors que je suis en train de faire ce billet, bien sûr que j'aurais peur, une vraie peur, celle qui mettrait mes jambes à mon cou, celle qui me ferait dresser les poils, celle qui me ferait suer, sûr que j'aurai peur ! Et ce serait justifier.

Mais quand je m'empêche de faire les choses parce que j'ai peur de ne pas y arriver, ce n'est pas une vraie peur ! C'est de l'orgueil, un manque de confiance, une mauvaise habitude qui me cloue sur place et qui m'empêche d'avancer, c'est "mais tu n'y arriveras jamais, t'es vraiment trop maladroite", c'est tout ce que j'ai entendu il y a longtemps, c'est le regard des autres sur moi (comme s'il savait mieux que moi, ce qui est bon pour moi!), c'est la faute des autres... peut-être... mais c'est surtout moi qui m'interdis de faire ! C'est moi qui m'interdis d'oser, d'essayer, d'expérimenter, d'apprendre parce que le risque au fond quel est-il ? Que je prenne du plaisir à faire et que je change mes habitudes ! Un risque ? Non, pas vraiment.


Derrière chaque peur, se cache un désir.
C'est la submersion de notre peur qui nous empêche d'agir.
La vie, ce n'est pas craindre de la perdre !



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jeudi 19 mai 2011

A ma fenêtre


Viens mon ami à ma fenêtre
murmure moi des mots si tendres
que mes roses en émoi se pâment de les entendre
je bruisserai mes volants juste suffisamment
pour te rassurer de mon souffle présent

Chante mon ami à ma fenêtre
des rondes roses et rouges peut-être
je danserai les pieds nus ma gorge offerte
tu sauras le moment trouver la porte ouverte

Ris mon ami à ma fenêtre
du temps d'avant sans me connaître
que nos bouches sachent nous renaître

Viens
et refermons la fenêtre.




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mercredi 18 mai 2011

Le monde au bord du cul


Souvenez-vous, ce n'est pas si vieux, le monde était suspendu au balcon pour voir si le marié allait poser délicatement ses lèvres sur celles de la mariée, ou bien s'il allait lui rouler un patin, un vrai avec étude approfondi des plombages.
Le monde rêvait, c'est merveilleux l'amour !

Pendant ce temps le bellâtre italien continuait de répandre ses hormones dopés dans les soutiens-gorges de bimbos pré-majeurs. On rigolait sous cape, on avait mieux à faire dans ce temps là. Un cul chasse un autre, ce n'est pas Ben qui me contredira, puisqu'il est mort. En plus de prêcher la moralité et tout le tintouin, il était amateur de films X.  
Le monde courait, c'est chaud le sexe ! 

Voilà que depuis samedi, le monde est officiellement au bord du cul : entre ce qui s'est passé, ce qu'on croit qu'il s'est réellement passé, ce qui aurait pu être si seulement, ce qu'on dit de...
Le monde décortiquait, c'est complexe l'homme !

Mais heureusement "on a les enfants que Dieu nous donne" et celui qui arrivera à point, porte déjà la pureté de l'innocence.  
Le monde attendait, c'est beau un sauveur !







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mardi 17 mai 2011

Reflets


Les reflets me fascinent de plus en plus. Armando pourrait vous le dire, même Pierre, même Pastelle et puis aussi Brigetoun et puis...
J'aime quand l'ombre joue à cache-cache avec la lumière, quand une flaque d'eau emporte les arbres de la forêt, quand une vitrine devient miroir. Les reflets me fascinent de plus en plus, ils m'incitent à regarder autrement à porter mon regard sur le second plan. Je suis d'accord avec Lafo, car c'est intéressant de ne plus voir pour enfin regarder.

Le temps était à la pluie ce week-end à Nancy mais peu importe, j'étais en fête et rien n'aurait pu altérer ma joie intérieure. En me promenant dans la ville, je me revoyais ou plutôt je nous revoyais mon fils et moi, cinq ans plus tôt, à la recherche d'un logement pour lui pendant ses années d'étude... La place Stanislas me rappelait mes questionnements, mes doutes d'alors et les pavés lavés de pluie rigolaient de moi. Ici ou là, des jeunes gens fêtaient par petits groupes ou des examens ou des enterrements de vie d'avant, leurs déguisements chahutaient la pluie et se moquaient bien de tout geste réprobateur.


L'école organisait un gala pour fêter les résultats. Plusieurs formations musicales étaient prévues dont deux groupes dans lequel il joue. Je ne l'avais pas entendu sur scène depuis trois ans, lors de son séjour Erasmus en Suède où j'étais venue lui rendre visite pour un week-end.  Ma grand-mère me trouve beau a démarré la soirée puis ce fut le tour des Chenapans malhonnêtes, une formation composée d'étudiants.




Je l'ai vu enthousiaste, heureux, libéré d'avoir fini son cursus, joyeux de retrouver ses amis, apprécié des autres, fêté et gentiment chahuté, dansé, chanté, vibré avec son saxo, avoir une énergie belle joyeuse, entraînante, heureux tout simplement de l'instant. Je le voyais comme jamais auparavant, je découvrais une autre facette d'un jeune homme et ce reflet de lui près de ses amis irradiait de joie.


Le lendemain, après avoir visité le Musée des beaux-arts (une merveille !) Daum m'a charmé avec ses ombres traversant le verre.


Reflet à l'infini
éclats de lumière
éclats de vie portée et emportée
le pavé de pluie se souvient de moi
et moi je n'oublierai pas





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lundi 16 mai 2011

Gaïa


Acrylique 50 x 70
sur collage papier


Toujours en cours de peinture. Après une réflexion sur l'amour sacré, l'amour profane, nous travaillons sur l'amour à travers le temps, le bonheur.
Face à ma page blanche, je la trouve trop lisse, trop fluide, j'ai besoin d'épaisseur pour illustrer la longévité, l'éternité, le foisonnement, la densité. J'ai débord collé des morceaux de cellulose, superposition des vies et d'espoirs. Naturellement une masse compacte est apparue, j'ai compris que Gaïa venait m'inspirer dans mon travail d'illustration. J'étais connectée à l'amour universel, sur ce qui nous rapproche tous et nous relie, Gaïa moitié femme, moitié poisson, premier amphibien, première cellule de vie, notre mère à tous, immense, généreuse, tournée quoiqu'il lui en coûte vers la vie, l'abondance, le don.



Autre représentation de Gaïa en modelage.


vendredi 13 mai 2011

Blogspot en choucroute


Pédaler dans la choucroute n'est pas une chose facile, pourtant c'est ce que Blogspot nous a imposé ces dernières 24 heures. Impossible de récupérer vos messages sur Créer pour vivre, je découvre même que ce billet n'était plus publié, alors je sors mon joker avec la complicité de la belle Catherine Ringer ! Et je vous dis à lundi !




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Créer pour vivre


 
Je façonne chaque jour ma vie. 
Je fais pour que mon pas résonne. 
Ma vie je la façonne, je fais à ma façon.
Je crée pour vivre ma vie.


Je pense profondément que l'homme est créateur. En toute chose, nous avons besoin d'apposer notre marque, notre unicité. Parfois nous le faisons sans nous en rendre compte, en effectuant des tâches plus ou moins insignifiantes, sans remarquer la particularité de notre façonnage. Et pourtant l'homme est créateur en tout. Que ce soit pour préparer un repas, aménager son espace de travail, décorer son entrée, faire un album photo, créer un blog, peindre, écrire, modeler, poncer, tailler.... dans tous les "faire" de l'humain il y a un acte créateur.

Les industriels et les publicitaires nous conditionnent chaque jour pour nous dire ce qui est bon pour nous et comment il faut faire pour être comme ceci ou comme cela. Ils veulent discipliner nos actes, nous façonner pour gommer chaque unicité et la remplacer par des masses, des statistiques, des bénéfices. La mondialisation a raccourci les distances, uniformisée les modes de vie, elle déverse ses produits standards par millions en nous faisant croire que nous sommes uniques !

Vigilance !
Ici ou là, le nationalisme se répand, l'homme a besoin de revendiquer son unicité, son histoire. S'il ne peut plus le faire dans sa façon de vivre, se nourrir, se vêtir alors il s'engouffre dans un espace où il pourra exprimer sa particularité. C'est en voulant annihiler notre créativité que les industriels et les publicitaires mettent le feu aux poudres. J'ose croire que l'homme ne s'y trompe pas, et qu'il retrouvera le chemin de sa propre créativité.

En conscience de notre pouvoir créateur, nous libérons notre espace de vie, nous nous ouvrons à la différence, aux singularités, nous respectons notre essence de créateur, nous laissons notre propre créativité s'exprimer et nous nous ouvrons à celle de l'autre avec respect. Nous développons notre curiosité, nous nous instruisons.



Être créatif, c'est libérer l'art de créer sa vie.



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mercredi 11 mai 2011

Neige du printemps

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neige du printemps
acacias ou marronniers
je la prends sans gant !






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mardi 10 mai 2011

Je me souviens



Le visage s'est découvert lentement, la petite ligne bleue défilait sur l'écran jusqu'au bout de la ligne à droite et revenait sur la gauche pour dégager quelques millimètres du visage d'abord le front puis les sourcils, ce mouvement m'a tout de suite fait penser à la machine à écrire sur laquelle j'avais appris la dactylo. Puis les yeux sont apparus, mon père a crié de joie le premier, nous avons sauté les bras en l'air, nous nous sommes tous embrassés. Mon père est descendu à la cave chercher du champagne, nous avons pleuré. Le renouveau allait existé. J'avais 20 ans.

Je me souviens de la fête de la musique, la première surtout. J'avais ouvert ma fenêtre et je m'étais mise à jouer de la guitare en chantant à tue-tête. Les années suivantes, les concerts, ici, à Paris, la joie, la fête.
Je me souviens de mes larmes de joie pour l'abolition de la peine de mort.
Je me souviens des radios libres, mon poste devenait un kaléidoscope sans fin qui bouillonnait de vie et d'envie.
Je me souviens des nationalisations, à l'époque je travaillais dans un grand groupe qui avait été nationalisé, cela me grandissait de travailler pour mon pays. Je me souviens des 39 heures, de la cinquième semaine de congé, de Jacques Delors, de la retraite à 60 ans. Je me souviens des Lois Auroux, Roudy...

Je me souviens de cet élan, de cette passion qui m'animait, une envie de participer à une vie plus juste, plus équitable, plus fraternelle, plus humaine. Une envie de vivre un monde de possibles.



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lundi 9 mai 2011

Pierre dressée




terre blanche chamottée
pose d'engobe de couleurs puis émail transparent
28 cm




Je suis une pierre dressée. Elle m'a façonnée. Je suis sortie de terre, mouillée de la source, trempée sous les bois, dressée pour être. Être une pierre dressée lissée par le vent, scarifiée par les tempêtes, le cheveu recourbé équilibre de mon essor, caresse ma tête. Pierre dressée, je porte le chiffre un. Mon dos aux neufs matrices comme une cape touche sol, mon sol de terre, je me dresse figée dans l'élan, elle a voulu que je sois dans le temps.



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dimanche 8 mai 2011

Sans oubli


d'abord ces yeux ont porté mon regard
j'ai vu la porte des chemins s'ouvrir
dans l'infini de ses bleus hasards
je ne pensais pas vieillir
puis sa bouche a chanté l'été
le printemps aussi avant de naître
tout était sourire et léger
pourtant son hiver sans fenêtre.
mais quand il me tenait la main
pour traverser les prés
les herbes folles du matin
dansaient la joie retrouvée
les tourments envolés
par le vent d'été
faisaient place
à l'amour
trace
matrice
sillons gravés dans ma chair
absolue lumière
salvatrice

il s'en est allé
à l'automne fatigué
il y a des années déjà

mes bras se tendent toujours vers toi
quand j'entends le chant de la rivière
mes pieds dansent l'herbe mouillée
à l'aube de la fleur première
et la petite fille court dans les prés
insouciante du bonheur semé



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vendredi 6 mai 2011

Au creux de moi

Sur une photo 
de renoncule prêtée par Pastelle


En périphérie je bouillonne
mes bras peuvent aussi s'agiter
tandis que mes pas résonnent
je manque souvent de légèreté

un rien bouscule mon teint
je passe du blanc au rouge chagrin
quand ce n'est pas la colère
qui tangue mes artères

en périphérie je me disperse
éparpillant mes graines de vie
je suis capable de crier à l'infamie
alors que c'est moi qui déverse
un désespoir inutile
un éclair futile

mais

quand je roule au creux de moi
quand je traverse mes barricades
j'approche l'espérance
je goûte la perle du silence
l'infini en arcade
je retrouve mon émoi





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jeudi 5 mai 2011

Parce que vous le valez bien !

Je suis en pleine effervescence, le printemps n'est pas seul responsable de ce qui se trame, du reste si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qui se passe, je suis preneuse. Je vous la raconte. Quand je suis sur un blog et que je souhaite déposer un commentaire, je me retrouve presque systématiquement sur une page de publicité ! je dois cliquer pour fermer la page publicitaire et enfin accéder à la page des commentaires (tiens ça rime !)

Je ne regarde déjà plus les chaînes télé qui ont la fâcheuse manie d'interrompre leur film pour 10 minutes de pub, même si c'est pratique pour la pause pipi, je ne file pas aux toilettes quatre fois dans une soirée (du moins pas encore !).

J'ai une question pour tous ceux qui ont inséré de la pub dans leur blogs : combien gagnez-vous ? Est-ce que cela vous paye vos sorties cinéma ? Auquel cas, je m'incline et vous avez raison, sinon, prenez un miroir et dites-moi si ça le fait ! Parce qu'au fond vous le valez bien !

Allez je vous bise, profitez-en, je suis rasée de près !





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mercredi 4 mai 2011

M A I



Magie de l'éveil :
Au cinquième mois de ta main,
Invite le soleil !



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mardi 3 mai 2011

Lobotomie

Dans l'acte de création, je ne comprends pas toujours ce qui me mène, parfois c'est le contact avec la matière, parfois c'est une émotion qui me traverse, ... Dans tous les cas cependant, c'est un peu comme si je voulais rassembler plein de petites choses éparpillées et que soudain tout s'aligne, tout est là, enfin à sa place.

Si je me repasse le film qui s'est déroulé dans ma tête au moment où j'ai travaillé sur ces deux pièces, je ne retrouve pas grand chose, je me souviens d'avoir voulu travaillé une terre lisse alors que d'habitude j'utilise la terre chamottée et puis j'ai monté mes pièces par bande, chose que je ne fais pas non plus. Je voulais ce crâne vide, les yeux comme des petites cervelles sont accrochés ou plutôt greffés à l'arrière du crâne. Ils regardent à l'intérieur, c'est le vide, le néant. J'ai d'abord commencé par Monsieur, son crâne est ouvert, comme une boite qui ne se refermera plus. Puis j'ai réalisé Madame, sa chevelure comme une poignée de sac à main, ses oreilles percées, son collier serré.

En les photographiant tout à l'heure pour préparer ce billet, j'ai cherché un nom, puisque chaque chose a un nom. C'est lobotomie qui est venu.

 

terre blanche fine
sous émaux de couleur puis émail transparent
20 cm de hauteur


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lundi 2 mai 2011

J'aime chez vous en avril






Une rubrique pour vous, pour vous dire combien j'ai été touchée par vos créations de ce mois. Je rends hommage ainsi à ce qui fait le charme des blogs : la diversité, la créativité, nos différences, le partage.



 

Tout d'abord une explication : Je n'ai pas fait de revue le 1er avril, non pas à cause du poisson, les miens se portent bien merci, mais à cause d'une flemmingite aigüe. Voilà le pourquoi du comment !

Ce mois ci je fête le printemps avec une sélection complètement personnelle, mais comme d'habitude, me direz-vous !


C'est donc droit au coeur que je vous emmène avec Anne, vers un voyage intérieur illustré par Christiane. Nous partons Chris pour des heures à savourer : tant de silences avec Colo, de la naissance (Ann) à la reconnaissance (Coumarine), vers les affinités secrètes de Santoline. Je m'arrête pour recevoir les bisous de Claire Fo, rien à voir avec ce baiser de Lali ! Même si c'est une question d'attache (Jeandler).

Je pars en reportage avec Gérard, j'aveugle un dehors (Isabelle C) quand je croise les visages de façades de JEA, mais ceux qui ne dansent pas (Leovi) ne peuvent croiser les yeux de l'amour (les amis du Jardinier), ils se perdent dans un dialogue totalement imaginaire (Dominique H) mais chut quelqu'un arrive (Armando), serait-ce une manifestation Fifi ?

J'ai quitté momentanément ma ville avec Pierre pour mes filles de l'ombre et de la lumière chez Servanne, au milieu du silence (Sylvaine), j'ai goûté Ö jardin (Ötli), après les fleurs de Jef, j'ai savouré les fleurs 2011 de Françoise en me disant que j'avais encore beaucoup de travail à faire en peinture. Elles sont à môa, revendique Blogoth, pas de problème je m'installe chez Lafo, elle me parle de mon petit jardin dans le soleil, je me rassasie de Glycines (Didi). Effectivement Petite et modeste, aimée de tous, la marguerite (Cristina) nous fera toujours sourire jusqu'aux oreilles, n'est-ce pas Dominique A ? Il faut oser le cadrage Fabien, pour célébrer les Sakuras au Japon (Flo).

Et quand il n'y a pas de fleurs Iowa, on part en étude avec Sylvie, on apprend à faire des vagues en maternelle grâce Chrys, ou alors on se lance comme Pastelle pour des variations sur une fourchette ! Je déguste le miel de pissenlit d'Anissina tout en suivant les petits contes de Brigetoun, un travail à deux mains pour apprivoiser le dragon (G Balland et Pagenas). Les premières grives sont là Déli', alors Maïté/Aliénor propose de prendre la plume : du nouveau dans...(Ardea) , faisons du portes à portes avec Mel13... Une pause de Dachrioserum 5cc avec Chri et soudain la Cadillac rose d'Olivier apparaît et l'étoile a pleuré rose chez Kenza. Dernier soupir, même si je suis une intermittente comme Annick, je savoure mon indépendance (Les Héphémères).



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dimanche 1 mai 2011

Je glisserai




je glisserai le long de ta peau
gorge de vie
sillons ou plateaux
j'épouserai tes profondeurs
abîme des mauvaises heures
exploration à l'envie
je gonflerai mes écailles
corolles offertes 
éclats de vitrail
je déposerai le suc de ma vie
à l'ombre de la lune
nid d'infortune
je glisserai à terre
noyau ultime
point de repère





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