dimanche 22 janvier 2012

L'idéal



L'idéal serait de vivre au bord de la mer. J'aime tellement entendre sa chanson, je ne me lasse pas de ses couleurs si changeantes, de ses humeurs parfois imprévisibles qui me laissent le corps étourdi et le cheveux emmêlé. 

L'idéal serait de vivre à la montagne. J'aime tellement ses forêts denses au tapis de fougères, je ne me lasse pas des rayons du soleil qui jouent à cache-cache avec les arbres, des parfums de terre, des sentiers où chaque jour l'humilité se conquiert.

L'idéal serait de vivre à la ville. J'aime tellement la vie de quartier, je ne me lasse pas de l'habitude qui emplit nos pas pour y fixer notre empreinte, des visages reconnus rencontrés, de la vie qui glisse au rythme cadencé des jours, des semaines et des années.

L'idéal serait de vivre à la campagne. J'aime tellement la courbe des champs sous la caresse du vent, je ne me lasse pas de ses carrés de terre tissés, peignés, germés, de ses pains ronds et dodus à la croûte rugueuse comme la peau du vieux mais au cœur si tendre qu'il émeut encore la vieille.


L'idéal serait tout cela et même plus encore
l'idéal est tout cela et plus
l'idéal est cela
l'idéal est.




.

22 commentaires:

brigetoun a dit…

l'idéal serait d'aimer être où l'on est (quitte à y penser aux autres endroits)

pagenas a dit…

J'aimerais revivre à la capitale... L'idéal.

JEA a dit…

Il peut se voir des montagnes de vagues à la mer
et des campagnes publicitaires en ville...

Anonyme a dit…

J'dore cette phot de vieille godasse
Claude

Fifi a dit…

J'aime me promener en ville, flâner au centre, faire un magasin... mais je n'aime pas y vivre. J'ai besoin d'espace, celui que je trouve à la campagne, à la montagne, à la mer.
Joli façon de recycler une chaussure de marche :-)

JC a dit…

y'a qu'à Rungis qu'on peut trouver son nid des halles mais bon je crois que je vais sortir !

Thérése a dit…

Merci pour cette poésie ... L'idéal *aimez-vous les uns les autres *
J'adore la photo ,elle est de toi !!!
Bon dimanche

elcanardo a dit…

L'idéal serait peut être de vivre de façon alternée dans tous ces environnements comme ton texte qui fait fi du précédent paragraphe et vit la ligne présente intensément jusqu'à conclure que ce serait l'idéal.

Coincoins idéaux ;-)

Colo a dit…

L'idéal n'est-il pas surtout d'avoir des amis acceuillants qui habitent un peu partout?

joye a dit…

L'idéal c'est de se rendre compte que l'idéal n'existe pas.

Le bonheur n'est pas dans le pré, mais entre nos deux oreilles.

Pastelle a dit…

L'idéal serait d'avoir plusieurs vies. :)
Et comme c'est impossible l'idéal c'est d'apprécier l'endroit où on est.
Et de bouger le plus possible pour combler les manques.
Ou alors vivre au Maroc ? On l'a fait, en une journée on est passés du désert à la ville, en passant par la montagne la campagne et la mer...

jeandler a dit…

Et si l'idéal n'était que cela
ce serait tout un monde
laissant place au rêve ?

Jack Maudelaire a dit…

-------------------------

Bonsoir,

Ici, c'est l'espace idéal pour oser dire que l'idéal semble être dans l'idéal qui existe entre l'idéal et l'individu ?

Belle soirée, avec toute ma sympathie, jack le poétiste.

Denise a dit…

Mer, montagne, ville ou campagne sont appréciables, je le pense, si on vit le moment présent... l'idéal est de se sentir libre ;)
Mes amitiés

Pierre R. Chantelois a dit…

Et si une montagne se trouvait dans une ville qui ressemble par son urbanisme à une campagne bucolique? Je rêve.

odile b. a dit…

Commencer par construire les villes à la campagne et avoir une foi à transporter les montagnes jusqu'à la mer… :)
Mais alors... il n'y aurait plus la possibilité de rêver "d'ailleurs"... :(

Berthoise a dit…

Comme l'a dit Brigetoun, l'idéal est de se plaire où on vit.

Veronica a dit…

Comme quoi, pas d'idéal sinon celui d'être bien où l'on est ...

L'idéal c'est aussi le merveilleux poème de Baudelaire ...

Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui sauront satisfaire un cœur comme le mien.

Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

Ce qu'il faut à ce cœur profond comme un abîme,
C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans ;

Ou bien toi, grande Nuit, fille de Michel-Ange,
Qui tors paisiblement dans une pose étrange
Tes appas façonnés aux bouches des Titans !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

Chris a dit…

J'aime tes idées haut comme dirait notre Veronica ! :))
Quelle belle personne tu es,toujours si positive, merci pour tes partages

Anonyme a dit…

Je ne crois pas en l'idéal

Dominique Hasselmann a dit…

L'idéal est un mot et c'est déjà bien (qu'il existe).

madame de Keravel a dit…

l'idéal serait de vivre ! tout simplement
qu'importe où